‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 358 sur 571 · QUELQUE CHOSE VA MAL QUELQUE PART · texte numérisé non relu

QUELQUE CHOSE VA MAL QUELQUE PART

c'est qu'il y a quelque lacune qui mérite l'attention de tous ceux pour qui le patriotisme n’est pas un vain mot.

Cependant, le gouvernement, qui voit toutes ces choses comme nous, invite le parlement, par la bouhe du ministre de la Marine et des Pêcheries, à déclarer qu’il n’y a absolument rien à faire, si ce n’est de s’en tenir à la politique qui permet le maintien de cette situation pénible; et nous avons vu des membres du pariement se lever les uns après les autres pour déclarer qu’il n’y a rien à faire, quetout est pour lkmieux. Je ne perdrai pas un instant à disputer eur ce point ; il suffit de mettre en regard nos prétentions de ce côté de la Chambre et celle de nos honorbles amis de la droite, et de s’en rapporter à la décisun du pays, au jugement de tous les citoyens sans exception ; tous, à l’exception peut-être des monopolistes, seront unanimes à dire qu’il y a quelque chose de défectueux dans la condition des affaires du pays, quelque chose qui appelle l'attention du parlement et de tous ceux qui ont des prétentions au titre de patriotes. On nous a dit, on nous a répété à satiété que notre pays est prospère, qu'il est heureux ; l’un de mes honorables amis, le député de Montréal-centre (M. Curran), a fait une peinture éblouissante de notre prospéiité, dans laquelle, si je me rappelle bien ses paroles, il a dit que la pauvreté, le dénument n’existent pas chez nous. Monsieur l’Orateur, le mot prospérité est relatif, appliqué aux nations comme aux particuliers. Tel qui se considère dans l'abondance, avec un certain revenu, dans certaines conditions, pourrait être pauvre avec le‘même revenu dans cer-

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