‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 368 sur 571 · TEMPS · texte numérisé non relu

TEMPS

--un gouvernement libéral--fut de chercher âouvrir de nouveaux débouchés à l'énergie productive «de notre peuple. Le gouvernement trouva bloquées et fermées les issues naturelles. 11 y avait au sud de nous une nation grande et prospère, qui est un peu notre parente à cause de son origine, mais dont nous étions séparés par de nombreux et malheureux préjugés et par certaines barrières artificielles ; le gouvernement concentra ses efforts pour abattre ces barrières, et le résultat fut le traité de réciprocité de1554, qui, bien que d’une portée limitée, fut, tout le monde l’admettra, l’âge d’or de notre trafic et de notre commerce. C'était notre premier effort pour agrandir le champ

de notre trafic et de notre commerce, I] fut couronné

d'un plein succès.

Cependant, cette ère de progrès fut de courte durée. Aussitôt que le terme de sa durée fut arrivé, le gouvernement américain donna à entendre qu’il ne renouvellerait pas le traité. Pourquoi ? Etait-ce parce que letraité ne lui était pas également avantageux? Non ;

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tous admettent que le traité était aussi avantageux aux Américains qu'à nous. Le gouvernement américain a agi ainsi simplement à cause du mécontentement causé dans les états voisins par l'attitude peu amicale qu'avaient prise et l'Angleterre et le Canada envers les Etats-Unis pendant leur lutte gigantesque pour l'existence nationale. Personne ne niera que cette révocation du traité porta un rude coup à notre commerce ; aussi de ce temps, ce fut chez nos hommes d'état une idée fixe d'obtenir le renouvellement du traité. Ceci est tellement vrai que, plus tard, lorsque la protection fut adoptée comme la politique du pays, une des principales raisons qui la firent adopter est que par elle on devait

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