JE RÉPONDS DE CELLE DE MES AMIS
Je réponds que pas un manquera de loyauté à l'Angleterre et ne se laissera séduire par les beaux yeux des Yankees. Une fois lancés sur la corde dela loyauté 0, sait que nos adversaires tombent facilement dans s lyrisme. Leur loyauté déborde, Ils ne veulent pas de traité de réciprocité avec Ia grande nation voisine les Etats-Unis, de crainte que cela ne nous fasse oublier notre allégeance ; mais par exemple ils sont prêts À faire un pareil traité avec l'Angleterre. Je n'ai qu'une chose à dire et jele dis ouvertement ; je prends la responsabilité de mes paroles et je crois pouvoir a au nom du partilibéral." Silaréciprocité avec l’Angleterre est une chose pratiquement possible,
DU OS A Re SR. ER
je suis en faveur de cette mesure. Mais il y a un inconvénient : l’Angleterre est à 3,000 milles de nous et les Américains sont nos premiëéïs voisins au sud, ce sont nos plus proches voisins et aucune barrière naturelle ne nous sépare d'eux. Si l'Angleterre était à la place des Etats-Unis, je serais de tout cœur pour la réciprocité avec l'Angleterre. (Applaudissements.) Mais, monsieur, il est bien bon de faire du sentiment; mais après tout les affaires sont autre chose. Si je vais trouver un des adeptes de la politique nationale afin d'acheter de lui pour une piastre de coton, j'aurai beau protester que je suis un deses concitoyens, un partisan de la politique nationale, un sujet luyal, que mon cœur déborde de loyauté pour l’Angleterre, j’aurai beau vouloir le payer avec cette monnaie, il me refusera. Mais si je lui offre un dollar en argent américain, il le prendra aussi bien que si c'était de l'or anglais. (Applaudissements prolongés et rires.) Non, il ne suflit pas de faire du sentiment, il faut parler en gens d’affaires. Les Etats-Unis soni près de nous et ils ont le même tarif douanier que le nôtre. Nous sommes protectionnistes et nous aurons un tarif élevé encore pendant de longues années. [L'Angleterre est libre-échangiste ; si nous voulons la réciprocité avec elle,