ET QUI EST DESTINÉ A TRIOMPHER
aussi sûrement que la nuit succède au jour, au lieu d’être un danger pour la Confédération,va nous rapprocher du but que nous nous sommes proposé d'atcvindre il y a vingt et un ans. Permettez-moi de vous rappeler qu’en par! lant ainsi je m'adresse aussi bien aux conservateurs qu'aux libéraux. Je leur demande de bien peser les faits et d'employer toute leur influence auprès du gouvernement et de Sir John afin qu'ils se joignent au mouvement. Je m'engage à leur donner toute l’aide possible. Il est vrai qu'il sera difficile de convaincre le gouvernement aujourd hui.
Mais nous savons,—et sir Richard Cartwright, l’auteur du mouvement, sait Jui-même—qu'anceune grande r'éforme n’a été accomplie sans luttes acharnées. Nous savons que ce n’est pas sans combats et sans défaites que nous arriverons à ce but. Cependant nous somme: prêts pour la lutte. Quand sir Richard a proposé son
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A OAKVILLE EN 1888 491
projet de loi à la dernière session, il savait qu’il allait être défait. Il reviendra à la charge à la session prochaine, et il sait qu’il va être de nouveau repoussé. Il recommencera à la session suivante, sachant bien qu’il ne réussira pas davantage. Mais il ne se lassera pas, il renouvellera incessamment sa tentative. Dans l'intervalle, des élections générales auront lieu et nous croyons que le résultat de ces élections nous donnera une majorité, conservatrice ou libérale, qui se sera engagée à voter pour un traité de réciprocité illimitée entre le Canada et les Etats-Unis. Voilà la politique que nous avons à soumettre au peuple. Il y a d’autres questions,mais elles doivent céder la place à la réciprocité. Voilà ce que nous demandons. Voilà la réforme quenous voulons accomplir et que nous voulons faire connaître au peuple d’Ontario et spécialement à la population du comté de Halton, avec l’espérance que cette population ne nous donnera pas une réponse ambigue, mais au contraire une réponse qui sera un triomphe pour les principes du parti libéral.
L'IMBROGLIO DES PECHERIES