ANGLAISES D'ALLÉGEANCE ET CANADIENNES DE SENTIMENT
Mais, monsieur, si voustentez l’arracher à l’une d'elles ce qui iui est cher et sacré, au lieu d’avoir la paix et Pharmonie, vous n’obtiendrez que des discordes de plus en plus envenimées.
Mon honorable ami le député de Norfolk- Nord (M. Charlton) nous a dit, l’autre jour, qu'il est de l'intérêt des Canadiens-Français de devenir partie de la race anglo-saxonne, et, se mettant en frais de relater les exploits de cetie grande race en guerre
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comme en paix,il demandait presque la pernnssion aux Canadiens-Français, il s’excusait auprès d’eux, de se sentir fier des faits d’armes de la race anglaise sur les plaines d'Abraham, dans la baie de Trafalgar, sur le champ de bataille de Waterloo. Mon honorable ami
m'avait pas besoïn de s’excuser ; ses sentiments sont
tout à fait naturels pour ceux qui sentent courir dans leurs veines le même sang que l'ui, et ils ne sauraient être blessants pour personne. Moi, monsieur, qui appartiens à la race défaite ‘lans ces batailles, je ne demande pas de permission pour dire que je ne prétends en rien à cet héroïsme stoïque, si l’on peut appeler cela de l’héroïsme, qui fait qu’un homme peut contempler, même rétrospectivement, sans se sentir le cœur serré, la défaite de ceux de sa race; 2tcependant, dans mon esprit il est évident que, dans deux au moins de ces bataïlles—celle des plaines d'Abraham et celle de Waterloo—la victoire de l’Angleterre a été celle de la liberté. J'ai plus d’une fois, dans cette chambre, dit à mes compatriotes de la province de Québec que le jour qui a vu le Canada détaché de la France n’a pas été après tout un jour néfaste pour les descendants des Français dans ce pays, parce qu’ils ont trouvé sous la domination anglaise