‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 539 sur 571 · LES HOMMES NE SONT PAS DE SIMPLES AUTOMATES · texte numérisé non relu

LES HOMMES NE SONT PAS DE SIMPLES AUTOMATES

Ce n’est pas en foulant aux pieds les sentiments les plus intimes de l’âme que vous atteindrez votre but, si tel est le but que vous puursuivez.

Et cependant, c’est au nom de l’allégeance anglaise, c’est dans le but apparent d’assurer l'avenir de ce pays, que cette nouvelle politique est inaugurée —cette politique soi-disant britannique, qui est aux antipodes de la politique toujours suivie par les autorités britanniques sur ce continent. Ce pays n’était passé que depuis quelques années sous la domination anglaise, quand £e produisit, entre l’Angleterre et ses colonies au sud de nous, le grand conflit qui s’est terminé par la séparation de ces colonies de la mèrepatrie. L’Angleterre comprit que, pour garder un pied à erre sur ce continent, il lui fallait gagner l’affection de ses nouveaux sujets, puisqu'elle venait de perdre l’allégeance de ceux qui tenaient à elle par les liens du sang, et qu’à moins de faire de justes concessions, elle n’y réussirait pas. Dans un mouvement de justice et de générosité, elle fit les concessions nécessaires pour atteindre son but. A ses nouveaux sujets, elle laissa

LEURS LOIS, LEUR LANGUE ET LEUR RELIGION, bien qu’à cette époque, cette religion même fût sou-

mise à plus d’une incapacité en Angleterre.

L'auteur du bill ignore-t-il ce que tout le monde

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