‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 56 sur 571 · SÉANCE DU 22 MARS · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 22 MARS

C'est pendant la session de 1877 que sir John A. Macdonald lança pour la première fois le fameux cri de “ politique nationale ”. M. Laurier prit la parole après feu M. Mousseau dans ce débat. Il n'existe malheureusement qu'une version três incomplète et très négligée de son discours dans le hansard officiel.

MONSIEUR L'ORATEUR

Je n’imiterai pas la manière d’argumenter de l'honorable préopinant. Si cela était nécessaire, je pourrais répondre à chaque citation par d’autres citations d’un plus grand poids.

Tout le monde admettra que la politique de l'administration est à la fois bien conçue et bien définie. Le premier ministre a déclaré maintes fois que, quoique libre échangiste en principe, il ne croyait pas que le système du libre-échange pût être intégralement adopté dans ce pays, attendu que nous ne pouvons prélever un revenu que par un tarif de douanes. Lesexigences du tarif nous ont fait augmenter les droits à 173 pour cent, et cette protection est suffisante

pour les manufacturiers et assez élevée dans l'intérêt du pays,

Quelle est done la politique de l'opposition qui nous est révélée par les propositions des honiorables députés de Kingston (Sir John A. Macdonald) et t de Wellington-Centre (M. Orton) ? Le moins qu'on en puisse dire, c'est qu'il n'y a rien de précis dans ces propositions, que tout y est vague, indéfini,

Le très honorable député de Kingston a dit que le tarif devrait être remanié de façon à protéger les intérêts agricoles, miniers et manufacturiers du pays. Personne ne niera que ces paroles sonnent agréablement à l'oreille, Mais le pays demande quelque chose de plus. Il désire savoir si les moyens par lesquels on doit produire ce grand résultat sont naturels ou magiques.

Le très honorable député ne saurait s'attendre qu'aucun de ses collègues se prononce contre la politique du gouvernement sans qu'on lui dise

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