‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 58 sur 571 · LA PRINCIPALE CAUSE DE SES GRIEFS · texte numérisé non relu

LA PRINCIPALE CAUSE DE SES GRIEFS

est de se voir obligée de séjourner de l’autre côté de la Chambre. Je suis persuadé que, si ses membres siégeaient de ce côté, fout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes, quoique les choses restassent dans le même état,

La résolution du très honorable député de Kingston est vague et indéfinie, et a été préparée en vue de parer aux éventualités futures—c’est du moins ce que

Je crois sincèrement, Le très honorable député n’a jamais songé à adopter une politique de protection

dans les lonæues années qu'il a passées au pouvoir. Le gouvernement actuel ne durera pas toujours. Comme tout, ce qui est humain, il aura une fin, et c’est pourquoi le très honorable député a rédigé sa résolution de façon que son parti soit parfaitement libre lorsqu'il arrivera au pouvoir.

La résolution est faite’ de façon que, de quelque côté aue le vent souffle, il puisse goruer les voiles de l'opposition. Plus tard, le très honorable dé ‘puté et son parti auront la conscience parfaitement à l'aise et treront ce qu'il leur plaira de cette résolution: libreéchange, protection partielle ou tarif de revenu.

Le pavs a le droit d'en savoir davantage. Tla le droit de demander que les honorables membres de la gauche nous donnent quelque chose de défini au sujet de la politique que ‘ils adopteraient s'il: revenaient au pouvoir. Te m'appuie pour demander cela, non-seulement sur ma ob re opinion, mais sur l’opinion d'un homme qui a toujours été tenu en haute estime, à juste titre. dans le parti conservateur. Je veux parler de M. Thomas White, de la Montreal Gazette.

A la réunion de la Chambre fédérale de Commerce quieut lieu en {S74, une résolution fut an par M. Jas. MecPherson, de St. Jean (P.Q.), dans les termes suivants:

Qu'un droit de 15 pour cent est juste et raisonnable, et qu'aucun remaniement du tarif n'est maintenant désirable : mais que, dans le cas où il y aurait revision du tarif, il est entendu que cela ne devrait se faire qu'en surveillant de près les intérêts du cultivateur.

sur ce, M. White dit :

Je soulève une question d'ordre. Les motions devraient être parfaitement définies. Je suis d'avis que celle-ci ne l'est pas. Personne ne nie que l'on doive surveiller les intérêts du cultivateur, Mais la motion Gevrait être conçue de telle façon aue nous puissions savoir ce que le proposant veut dire par “ surveiller de près.”

Le président de la Chambre de Commerce, un protectionniste, s'expriina ainsi

Je dois dire que je suis heureux que M. White ait soulevé la question d'ordre, car la motion n’est pas assez est nécessaire qu'en passant des résolutions nous sachions ce qu'elles signifient,

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