SUR LA CRISE DE QUÉBEC EN
M. Laurier:—$i je devais nommer tous ceux qui, à une certaine époque, ont professé des principes annexionnistes, j'en trouverais un grand nombre parmi les honorables messieurs de la gauche.
Plusieurs voix:—Non. Nommez-les.
M. Laurier:—Je pourrais en citer plusieurs, mais c'est une vieille histoire.
Il est un autre organe conservateur, le Journal des Trois-Rivières, —sur lequel, malheureusement, je n’ai pu mettre la main, attendu qu’il n’est pas reçu à la bibliothèque,—qui, on s’en rappelle, publiait, il y a quatre ou cinq ans, une série d'articles pour établir en doctrine que la minorité n’est pas liée par les décrets de la majorité.
En vertu de la constitution qui nous régit, les décrets de la majorité, lorsqu'ils sont promulgués dans la forme voulue, doivent être respectés par la minorité. Je ne veux pas dire que la majorité ne peut tomber dans l'erreur ; maïs la constitution fournit le remède. Il est alors du devoir de la minorité d’agiter l'opinion publique et de faire rectifier l'erreur, et la justice finit toujours par prévaloir.
Voilà, je crois,