SON JUGE NATUREL
est le peuple de la province de Québec.
Je ne suivrai pas l'honorable préopinant sur ce terrain: je laisse l'acte du lieutenant-gouverneur au jugement du peuple. Mais je dirai que, si nous adoptions la résolution, nous poserions un principe dangereux, nous porterions un coup fatal à nos institutions, nous violerions directement le système fédéral qui nous régit.
C’est un fait reconnu que, si la province de Québec n’avait pas représenté une minorité de croyance, de race et de langue différentes, ce n’est pas l’union fédérale que nous aurions; le système fédératif a conservé à la province de Québec son autonomie. S'il est une chose à laquelle je tienne, c’est de conserver dans son intégrité le principe fédératif tel que nous le possédons.
Je dis donc que le gouvernement fédéral n’a pas le pouvoir d'intervenir dans une matière qui se rat-
remède.
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