‹ Wilfred Laurier à la tribune [microforme]Chapitre 79 sur 571 · CHAMBRE DES COMMUNES) SÉANCE DU 12 MARS 1879 MONSIEUR L'ORATEUR · texte numérisé non relu

CHAMBRE DES COMMUNES) SÉANCE DU 12 MARS 1879 MONSIEUR L'ORATEUR

Je ne me lève pas dans le but de répondre à l’honorable député de Lincoln (M. Rykert), parce que je ne vois rien dans ses paroles qui mérite une réponse.

Lorsque l'honorable député a commencé son discours, j'ai pris une feuille de papier et une plume pour noter les points saillants qu'il pourrait faire valoir contre l’opposition,mais je n’ai pas eu l’occasion de m'en servir. La première partie de son discours a roulé sur des matières qui n’ont aucun rapport à la motion, et

quant à la seconde partie qui avait trait à cette motion, l’on y a déjà répondu maintes et maintes fois.

J'ai aussi attendu quelque temps pour voir si quelqu'un des ministres se lèverait pour nous dire quelle sera sur ce point la politique du gouvernement. Le fait que la motion actuellement soumise a été présentée l’année dernière, par le chef de l’opposition— devenu depuis le chef du cabinet—et qu’elle n’est pas de nouveau présentée par lui, peut être regardé comme preuve que la Chambre n'aurait pas été saisie de l’affaire, une fois de plus, si l’on avait suivi l’opinion de l'honorable premier-miuistre, quelle que puisse être l'attitude du gouvernement.

La Chambre se rappelle que la motion faite à la dernière session, la même que celle de ce jour, a été repoussée par une grande majorité, et je déclare, dès le début, que la majorité de la Chambre, en rejetant la proposition dont il s’agit, n’a pas affirmé que le principe était faux, pas plus qu’elle n’a affirmé qu’il fût vrai; elle n’a pas affirmé, d’autre part, que la conduite de M. Letellier était sage, pas plus qu’elle n’a affirmé que cette conduite fût imprutiente, qu’elle était constitutionnelle ou qu’elle ne l'était pas. Non, le parlement s’est soigneusement et positivement

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