SCÈNE VII
WILLIAM, OLIVIO, les Comédiens, ,mn IIENSLOWE.
OL1VIO.
Willy, mon cher Wtlly, nous jouons votre pièce!...
Oui! oui! nous allons la jouer!...
t OLIVIO.
cz-vous donc, Willy? comme vous ôtes triste... et moi qui croyais vous causer tant de joie... Ne m'avez -vous pas entendu?
WILLIAM, à Oiivio.
Que me disais-^u, cher enfant?
RURBATBICK.
Que nous allons représenter Roméo et Juliette.
OLIVIO. •
Samedi, devant la reine, le comte Essex, toute la cour, toute l’Angleterre...
TOUS
Hourra! hourra!
WILLIAM
Oh! la gloire, peut-être! (ou f entoure.) '
HENSLOWE, à part.
Ce moribond de Marlowe a voulu me dévorer, et ma foi, en fait d’auteur, j’aime encore mieux un fou qu’un enragé. (Haut.) Par exemple, mon cher monsieur Jaquepire! je vous avertis que je ne ferai aucun frais de costumes, ce qui ne m’empêchera pas de mettre costumes neufs sur une gigantesque affiche imprimée en rouge. Allons, monsieur l’auteur,
OCCUpeZ-VOUS de votre pièce. (U lui remet sou manuscrit.)
WILLIAM, à Olivio.
N’as-tu pas dit qu’elle était distribuée?
OLIVIO.
Tout entière!
TARLETO^.
C’est moi qui joue Roméo.