W IL 1.1 AM
Ah! je ne vois plus rien, je n'entends plus rien...
11ENSL0WE.
Mais ce n’est pas tout... 11 y a une heure que je cours après vous, la reine veut vous voir, vous complimenter.
WILLIAM
La reine!...
henslowe.
Le comte vous a cherché lui-même.
WILLIAM
Le comte !...
Il EN SLO WE.
Venez vite, on va sortir, (lm Lorris reparaissent et prend; Ht part à ce qui suit.)
Regardez moi, là, dans les yeux, bien en face... Tout cela est-il vrai?... Ma pièce a réussi?... Ne parlez pas, faites-moi signe seulement... C’est vrai?... c’est bien vrai?... Henslowe, vous n’ètes pas jeune, vous n’ètes pas beau, vous avez un vilain nez barbouillé de tabac... eh bien! je vous. adore, Henslowe , et je vous embrasse comme la plus jolie femme du monde !
E G LA M O UH , aux autres.
Ah! c’était un faiseur de pièces!... UEil de Dieu! il était temps, ma mignonnette allait s’encanailler... Je suis curieux de voir la tin de son chef-d’œuvre... Venez, cavalieri!... (il»
s’élancent en riant dans le théâtre. Pendant le reste de la scène, les girçnn* de lu taverne enlèvent les tables et les escabeaux.)
HENSLOWE, à William qui l’écoute à peine.
Vous ne me quitterez plus, monsieur Chatpir, je veux faire votre fortune... D’abord, si vous tenez à jouer la comédie, tfous la jouerez, je ne m’y oppose pas! Le rôle du moine vous sera très- favorable!... Je donne à mes auieurs trois schellings pour ravauder les vieilles pièces et les remet! re à neuf; je vous donnerai trois guinées, à vous, trois guinées payées d’avance...
WILLIAM, à pari.
Le noble Essex a voulu me voir... il m’a cherche lui-même.
(Le public sort du théâtre. Les mousquetaires et les gardep nobles se rangent au fond; puis on voit paraître, au milieu des torches, la litière royale qui attend à la porte* Ensuite les lords Kglamour, Bripk et Fabulions mêlés à la foule.)