SCÈNE II
Les Mêmes, LE MARQUIS DE WINCHESTER, TOM HATWAY, Un HUISSIER.
I N HUISSIER, annonçant.
Sa Grâce, marquis de Winchester!
EGLAMOUR, aux Gentilshommes.
Ah! c’est heureux! ( Le marquis de Winchester entre avec Tum Humer par le fond.)
WILLIAM S 11 A ksi* E AK E
W INCUESTF.K.
Dieu vous garde, milords!... Quelques mois à dire à monsieur, Cl je Suis à VOUS... (Lis Gentilshommes saluent et s’éloignent.)
Ainsi, monsieur Tom llalway, vous avez bien compris ce que j’altends de vous?
HAT WAV. ‘
Oui, monseigneur.
WINCHESTER
Kl vous me servirez?
H AT WA Y
Aveuglément... Je n’oublierai jamais la puissante intervenliun de Votre Grâce dans le divorce de ma sœur Jolianna, et votre promesse de me faire obtenir un jugement définitif,
WINCHESTER
Promesse qui est plus près de s’accomplir que vous ne pensez... Mais revenons à nos projets. Vous êtes certain de pouvoir agiter contre Hubert Esses la ville deSIralford et la province du Warwick?
H AT WA Y
J’en suis certain. Mes relations de famille me. rendront la lâche facile... Ha! cependant, il y a un danger.
WINCHESTER
Lequel?
HATW’A V.
Shakspeare a su conserver malgré moi quelques sympathies dans Stratl'ord, et il pourrait être averti de ce qui se PAgse. . •
W INCHESTEK.
J’ai prévu cela. Tout ce qui arrive de Stratford est rigoureusement intercepté. Ayez donc toute confiance, monsieur Hatway, et repartez sur-le-champ; vous aurez bientôt de mes nouvelles. (Désignant Eglamoor et les autres. ) Connaissez-vous quelques-uns de ces gentilshommes?
HATWAY.
Oui, milord, il y a là les plus riches seigneurs du Warwick.
WINCHESTER
Vos futurs alliés!
HATWAY.
Alors, le triomphe est sûr!... Mais avant de prendre congé