SCÈNE PREMIÈRE
TOM H AT WA Y, DAVY, Habitants de Sthatford, puis J OU ANN A, JUDITH et SUZANNE.
HA T WAV, à quelques homme* qui entreul par la grille.
Snyez tous lus bienvenus, mes chers amis, mes bons voisins! nous voilà tous réunis... J’éiais sur qu’au premier appel notre vieille ville de Stralford m’enverrait ses habitants les pins recommandables !.. J'ai reçu un nouveau message du noble marquis de Winchester .. (Mouvement.) Vous savez, messieurs, que j’ai toute sa confiance! 11 m’annonce que les lords Eglamour, Brisk et Faslidinus, munis de ses pleins pou voit s, doivent arriver ce soir même; c’est pour les recevoir que j'ai réuni citez moi ceux qui conspirent la ruine de Robert Essex!...Vous êtes tous armés, n'est- ce pas? Bien, c’est l’ordre!... Veuillez vous rendre maintenant dans la grande salle de ma fabrique, oit l’assemblée aura lieu... J'ai encore quelques ordres à (tonner ici, mais je ne tarderai pas à vous rejoindre. Allez... à tout à I heure... (twi* >e retirent par ic fond, ii üuiniif.) Davy, écoutemoi bien... Tu vas te poster sur la route de Stralfurd, à cent pas d’ici, et dès que les trois jeunes seigneurs arriveront, tu les conduiras à la fabrique: aie bien soin >111 lotit, en rentrant, de refermer la grille. Dis-moi, as-tu revu cet homme qui rôdait à cheval autour des murs?... (joliainia écoule ai senti lin pavillon et s’approche peu h peu.)
Il A V Y.
Je ne l'ai pas revu depuis quel pics jours, monsieur.
H AT WAV, à part.
William n’est pas encore reparti, cependant,., (liant. ) Ton mousquet eut chargé Y ..
AL I li J V
n ■ . DAVY.
Oui, monsieur.
c . . . IIATWAY.
pou 1 ; îiniÏÏÆ SS. 14 raoindrc ,enlaUvc
f ' I J OH an NA.
Mon freroî...
.... hatway.
lui comme surmi maTfaî!eu.° hanna ' (Pa “ m * e ‘" ,che ’ ) Tive Sl,r
JOHANNA
Jom... au nom du ciel!...
V r» HATWAY.
a, Davy, et su.s de point en point mes instructions.
Davy ! JOHANNA.
n , . . H4TWAY.
Il U y a ici qu’un maître, ne l’oublie pas.
J'obéirai, monsieur. („ *
if , HA 1 \\AYj à Joltinoa.
pondez.!" 13 “ VCZ doute... allons, ré-
Eh bien, oui!... J0HANNA ’
quïnTlX^/, 01 - 3 "^’ q,,e . c ^ r, ’y ri ™ comprendre, et dirait vraimeM ; iS °" assc, ‘ a,l , la P at 'on«j la plus robuste! On un remet v T’ “ IJ " ,II 0U 'olre divorce a été prononcé, vous nom- * Cs,t Ven "> qu’une sympathie s’est éveillée en
milieu d’elle! VaUr,e “ qU UUe familIé h(moral,lü a rejeté du
, JOHANNA
Le n esl P as de moi qu’il S’agit, mais de nos enfants!
v HATWAY.
mais^d n’v"» T* 1 f hpZ moi cuinmc vous > el sur ma vie, jamais il n y mettra le pied !
vous' l?La7e?bien!' qll0rd ' ^ ’ e " ,ement P ouv voil '* e »
WILLIAM SHAKSPEARK
► H AT WAV.
11 ne les verra pas!
JOHAN N A
Mais s'il les aime!... *
H A T WA Y
Il l’a bien prouvé jusqu’ici!... En vérité, Johanna, vous êtes fulle !... (paraissent les deux petites filles.) Allons, qui vient nous deranger ?
JUDITH
Pardon, mon oncle, Suzanne pleurait et demandait notre mère.
HATWAY.
Allez, miss, allez promener votre sœur au jardin... Allez, vous dis-je I
JOHANNA
Obéissez à votre oncle, mes enfants.
JUDITH
Oui, ma mère.
• SUZANNE
Maman, je veux que tu m’embrasses, alors, (joim nna l’omUaste
et la regarde tristement s'éloigner avec ta scei.r.)
JOHANNA
Pauvres enfants sans père !
H A T WAV.
Et moi, que suis-je ici? Nierez-vous que depuis de longues années, cet homme ne s’inquiète en aucune manière de ses enfants qu’il laisse à ma charge.
JOHANNA
Il a plusieurs fois envoyé de l’argent que vous n'avez pas voulu recevoir.
HATWAY.
De l’argent gagné sur des tréteaux par un baladin, de l’argent qui nous eût porté malheur!... Bref, il se trouve pris tout à coup d'un beau caprice, il daigne se souvenir qu’il a des filles, il pousse la grandeur d’àme jusqu'à désirer les revoir!... et vous voudriez que toutes les pores s’ouvrissent devant lui, qu’il Tût absous du passé, et qu’on piêlàt les mains à cette fantaisie qui n’est pas même du remords!... Sur ma vie, je vous le répète, cela ne sera pas!... Il a beau être un