LES PASSAGES DU RHIN
Lehrbach au camp prussien. — Négociations inutiles. — - Incendie de la forêt de Bienwaid. — Projet de diversions sur le Rhin. — Combats du 12 septembre. — Girardot au fort Vauban. — Sparre et Bizy. — In^ cendie de Kehl. — La division du Haut-Rhin. — Falck, Monter, Vieusseux. — Labruyère. — Passage de Huningue. — Embrasement de Vieux-Brisach. — Passage de Niffer.
Le comte Lehrbach, ce diplomate autrichien que Frédéric-Guillaume attendait, se présenta le 30 août au quartier général d'Edenkoben. Le roi déclara que l'inaction nuisait non seulement à la cause commune, mais à ses propres finances et à l'honneur; la saison s'avançait; l'armée de Wurmser s'obstinait à forcer les lignes de Wissembourg que les plus grands stratégistes n'avaient emportées qu'avec beaucoup de temps et de prévoyance. Il soumettait donc à l'empereur un plan d'opérations qui, selon lui, réunissait tous les avantages: Wurmser se contenterait découvrir les magasins de Frankenlhal et de Mosbach, et de garder la défensive entre Edenkoben et le Rhin ; l'armée prussienne, grossie de 8,000 Impériaux, lâcherait de nrendre Sarrelouis eu y jetant des
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bombes; siaon, elle bloquerait cette place et observerait Thionviile,
tt Ou ne veut pas, écrivit Letirbach à Vienne, pour des raisons mililaires et ptut-être politiques, agir sur l'Alsace. » Mais s'il aci;usait les Prussiens de duper TAu- . triche, l'Autriche ne cherchait-elle pas à duper les Prus- 1 siens? Lelirbach n'avait d'aulres instructions que d' R amuser te tapis n, et sa négociation, disait le r nistre Thugul, ne devait pas aboutir. Aussi ne parlaiL-U 1 que d'équivalents, de dédommagements et du principe j de la parité. C'était, comme on sait, le jargon diploma- j tique de l'époque'.
Durant ces pourparlers, les représentants, toujours 1 inquiets, ardents, avides d'action , persuadés qu'une ' attaque générale Terait plier aisément les a satellites dbs despotes », excitaient Laadremout â prendre iolTensive Ne s'avisèrent-ils pas de mettre le feu à la fcrôt de Bienwald pour en déloger les Autrichiens? Par malheur, il n'y avait dans le Bienwald que de grands arbres espacés eutre eux. A force de fagots goudronnés, uu seul brûla ■ !
Le 8 septembre, se tint un Conseil de gnerre auquel j assistaient les représentants Milhaud, Kuamps Borie, Mallarmé, Lacoste, Bichaud, et les généraux Landremont, Ravel. Diettmann , Feriuo, Munnier, Méquillet, Meynier et Dubois. On décida d'assaillir l'adversaire dans la matiuée du Kt septembre sur le haut, le moyeu el le bas Rliia'.
1 Wagner. M
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