ACTE PREMIER
La rosée y mettait rubis et diamants!
C'étaient des cris joyeux, c'étaient des ailes blanches.
Des traits d'er et d'azur qui se croisaient dans l'air.
Le saint les salua doucement de la tète ;
Eux vers lui s'empressaient, avec des chants de fête,
Et pour le voir de près sortaient du taillis vert.
« Mes frères les oiseaux, dit-il, votre musique » Doit s'adresser surtout à Dieu qui vous bénit.
» Chantez-lui donc votre plus beau cantique
» À lui qui vous défend du froid dans votre nid,
» A lui qui vous habille, à lui qui vous nourrit. »
Tandis qu'il leur parlait avec cette tendresse Les bons petits oiseaux, tressaillant d allégresse, Semblaient très clairement comprendre son esprit.
11 les frôlait, disant d'autres choses très belles... Et nul n'osait bouger sous les pas de François!... Enfin, faisant sur eux le signe de la croix : « Allez, frères ! »
Alors ils ouvrirent leurs ailes !
Ah ! comme c'est joli
F U LCR AN, congédiant les enfants.
Petits oiseaux, allez !
Les écoliers s'en vont et se dispersent de divers côtés.
Et maintenant qu'ils se sont envolés, A moi !
A Prudence.
Votre conseil est sage, je vais changer d'habit.
PRUDENCE
Hé, ce n'est pas dommage !
Fulcran s'en va, suivi de Prudence. Landry et Xavière se rapprochent l'un de l'autre.