ACTE DEUXIÈME
LANDRY
Hélas ! pourquoi ta mère est-elle si méchante ?
Va, puisque te voilà guéri, Ne parlons plus de cela, mon Landry, Je t'aime bien...
LANDRY
Et moi de même !
Ah ! que je t'aime !
Elle lui jette enfantinement les bras autour du cou et l'embrasse sur la joue.
ME LIE, s 'exclamant.
Elle l'embrasse sans façon,
Un garçon
XAVIÈRE, avec une gaîté candide.
Est-ce que Landry c'est un garçon?
C'est mon Landry ! comme mon frère !
GALIBERT, avec conviction .
Ah! qu'elle parle bien, Xavière!
Voici, déjà, là-bas, que montent les batteurs
Avec des branches et des fleurs !
Puis tous ceux du pays,
A Landry.
Et ton père, et ma mère
MÉLIE
C'est là sous ton grand châtaignier, Xavière, Qu'ils vont se réunir... Ils sont beaux, les batteurs.
XAV1KRE.
Moi, j'aime mieux les ramasseuses.
MÉLIE
Avise-toi de leur parler !
GALIBERT
Avec leurs capettes rouges, leurs rubans de velours noir, elles sont vraiment bravettes.
Nous les ferons danser.
MÉLIE
Je te défends!...
GALIBERT
Cela ne te fait point de tort !
Déjeunons tout d'abord...
Ils s'installent parmi les rochers et échangent leurs provisions ; les deux couples sont près l'un de l'autre.
MELIE.
Toi, qu'as-tu?
et des oignons.
GALIBERT
Des fromageons de mes chèvres
XAVIER E, à Landry.
Et toi?
LANDRY
Rien !
Moi, des châtaignons !