‹ ÿtudes sur diverses questions d'horlogerieChapitre 44 sur 58 · REMONTOIR · texte numérisé non relu

REMONTOIR

Le deuxième avantage se trouve en ce que ce remontoir n’exige qu’un surcroît de force motrice très-minime, comparativement à celle qu’il faudrait au mouvement pour marcher sans cela, tandis (pie les remontoirs en général exigent des forces proportionnellement beaucoup plus considérables. (Voir page 10.)

N’ayant jusqu’à ce jour construit qu’un petit nombre de ces machines, nous Savons pas la prétention de les avoir étudiées sous tous les points de vue, ainsi que l’auraient fait les hommes qui ont une grande habitude de ces matières. Nous reconnaissons même que plusieurs choses pourraient être modifiées; ainsi, par exemple, la roue satellite G pourrait engrener directement dans le pignon de la roue d’échappement £’ et dans la roue D, ou dans le pignon de la roue E ; on supprimerait ainsi la roue D\ qui n’est qu’une simple roue de renvoi, qui peut être considérée par quelques-uns comme nuisible, en raison du frottement de ces deux pivots, du changement de l’état des huiles à ces pivots et de son inertie.

Ce fut à l’exposition de 1849 que je présentai ce remontoir, et plusieurs des artistes les plus compétents dans ces matières m’engagèrent à le faire connaître.

Toutefois, je regarde comme un devoir de dire que si un tel moyen peut être employé avec succès pour faire disparaître d’une pendule de cheminée, mue par un ressort, les anomalies inséparables d’un tel moteur, je me garderai bien d’en conseiller l’emploi ailleurs que dans des pendules à ressort ou bien dans les pièces où le luxe d’exécution doil dominer; mais, par exemple, dans une pendule qui devrait donner la plus grande régularité possible, telle qu’une horloge astronomique à secondes, j’engagerais à suivre l’exemple des artistes très-experts en cette matière, en employant simplement un poids, une machine bien proportionnée, fidèlement exécutée, irréprochable de tous points; car c’est en suivant ces principes que les hommes les plus capables sont arrivés si près de la perfection idéale, qu’il y aurait folie à vouloir les dépasser en introduisant des complications qui,

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