DE NI. CALLAUD AÎNÉ
Nous avons cité, page 5b, les recherches faites par M. Callaud.ainé, pour rendre isochrones les oscillations du pendule. Voici la construction qu’il avait présentée à l’exposition de 1841).
La verge de ce pendule est un châssis d’acier C.C.C.C. fig. 20 dans le milieu duquel est suspendue une petite lentille L à un ressort L.A.; ce ressort est une lame d’acier très-llexible, telle que celle tournée en spirale servant de moteur dans les montres : c’est donc, un petit pendule réuni au pendule principal. L’auteur est parvenu à ce résultat ; la longueur, la force du ressort formant le petit pendule, et le poids de la lentille étant mis dans un rapport auquel il est arrivé par des expérimentations et des retouches successives , si l’on écarte le pendule principal de la verticale, puis qu’on l’abandonne à lui— même, il oscille et fait osciller le petit pendule.
Après un temps qui ne dépasse guère un quart-d’heure, les oscillations du petit pendule cessent'et sa lentille parait immobile.
Il résulte de là que le ressort formant la verge du petit pendule est courbé par l'oscillation du pendule principal, et d’autant plus que les oscillations de celui-ci sont plus grandes. D’un autre côté, la tendance qu’a le ressort du petit pendule
PENDULE ISOCHRONE DE M . CALLAUD AÎNÉ.
à reprendre sa position rectiligne est, d’une part, une résistance qu'il oppose à l’augmentation d’étendue des arcs , et, de l’autre , une force accélératrice qui agit sur le pendule pour augmenter sa vitesse, et cette force va en croissant avec l’étenduè des arcs.
Donc, si par une mise à point, convenable à toutes les parties de l’appareil, on arrive à établir les rapports nécessaires entre elles, on aura résolu la question posée en ces termes : imprimer au pendule une force accélératrice qui abrège le temps de l’oscillation d’autant que sa durée naturelle serait augmentée par une plus grande étendue d’ares, conditions de l’isochronisme des oscillations
Nous tenons de M. Callaud que la pendule à laquelle il a fait l’application de ce système lui a donné les résultats les plus satisfaisants; qu’à la vérité la pendule a bien un peu changé de marche après un long temps, comme cela arrive même avec un poids, mais que son mouvement diurne du haut en bas du ressort était le même : qu’ainsi, les anomalies résultant delà différence dans l’intensité de la force motrice étaient corrigées et son but atteint.
M. Callaud fait espérer qu’aussitôt que sa santé le lui permettra, il publiera ce que ces observations lui ont appris dans cette circonstance.
Nous serait-il permis de faire remarquer, en faveur de la construction qu’on vient de lire, qu’ici l’action du ressort a lieu par sa seule élasticité, sains aucun / mini de contact ; tandis que dans les constructions faites dans le même but par Ferdinand Berthoud et autres, il y a toujours, ou un contact constant, ou bien alternativement et à chaque oscillation un contact et une séparation de deux points.
Nous avons expliqué, en parlant de l’échappement à vibrations libres, page 45 et suivantes, qu’en pendule surtout, .ces contacts étaient une mauvaise chose bien reconnue telle par l’expérience. A ce point de vue, M. Callaud fait un grand pas dans la question.
Lorsque son travail sera publié, on aura toutes les données pour suivre les expériences par lesquelles il est arrivé au ré-
PENDULE COMPENSATEUR
sultat énoncé plus haut, et Ton s’en formera une plus juste idée que celle qui peut être donnée par un tiers. Il ne restera plus guère à décider que la question de savoir si l’on doit chercher en cet endroit la source de la régularité de nos pendules. H. H.
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m EFFETS DE LA TEUPÉRATDRF.