CHŒUR
C’est l’heure charmante et calmée Où la campagne est en repos ;
Suivons la lande parfumée,
Avec nos troupeaux.
Près de la colline se lève Sur notre beau pays d’Armor La lune qui verse le rêve La lune aux yeux d’or.
yvonne, assise.
AIR
Viendra-t-il, celui que j’adore ?
Le vent se tait, le jour s’enfuit !
Je t’attends, ô mon Pierre, au tomber de la nuit,
Et la nuit est pour moi plus belle que l’aurore !
Le ciel veillera-t-il sur nous,
Et par lui nos amours seront-elles bénies !
Voudra-t-il hâter le moment si doux Où nos âmes seront pour jamais réunies?
les bergers.
Le vent, à peine frémissant,
Glisse sur la rose bruyère,
C’est l’heure du sommeil, l’heure de la pnere La nuit descend !
C es bergers sont heureux, ils on. l’âme apaisée,
C, me comme un beau soir s’exhale leur pensée,
C ‘Mais malgré l’espoit ^i remp u moo em ,
Je me sens tremblante au seuil du bonheu
l « «très d’argent là-bas vont eclore,
Et les champs au loin s’endorment sans brun
4 a mnn Pierre, au tomber de la nuit, t p t’attends, o mon rieric,
Et la nuit est pour moi plus belle que 1 aurore