SCÈNE IV
SOLDATS, PASCOU, L’OFFICIER, YVONNE, JEAN- MARIE, LOYSE, BLAISE, UN SOLDAT FRANÇAIS
pascou, entrant par la gauche Pierre est prisonnier ! ( Voyant Yvonne.) Elle! Ici!
Lui! mon Pierre! Perdul
PASCOU
Les Cosaques nous ont entourés ! Ils viennent, nombreux, préparés au combat ! On les voit là-bas sur la lisière des forêts !
l’officier
Et comment avez-vous abandonné Pierre?
Comment? oui ! comment?
PASCOU
Peut-être n’a-t-il pas entendu le signal de la retraite ! Peut-être s’estdl obstiné à combattre, on ne sait !
* Soldat??, Pascou, l’Offlcier, Yvonne, Jean-Marie, Loyse, Biaise.
un soldat, à part .
Moi, je sais bien tout. Pascou a fait exprès de l’éloigner de nous en lui donnant un poste dangereux. — Nous avions prévu ce qui est arrivé.
l’officier, au soldat.
Qu'as-tu à murmurer ? Que sais-tu de plus sur ce qui s est passé?
pascou, regardant le soldat avec un air menaçant .
Il ne sait rien !
le soldat, timide.
Rien, mon capitaine, rien! (A part.) J’ai même cru l’entendre crier : « à l'aide » ! le pauvre Pierre !... Pascou l’a entendu aussi, pour sûr h. Enfin !...
pascou, à part
Il se doute de quelque chose ! Tant pis! Voilà Pierre loin de nous pour toujours ! Je m’en suis défait habilement. Ma vengeance commence.
l’officier
Allons! mes enfants, il faut battre en retraite ! les soldats
En letraite?
l’officier
Gagnons là-bas les bois de chênes. Le camp de Séménow est bien fermé. Attendons, résolus à la revanche ! En retraite ! [Trompettes.)
Ah ! mon bien aimé ! *
Retraite des soldats français {par la droite.) Ils emportent leurs tentes. Pendant qu’ils partent, on entend au loin la marche cosaque. — Au moment où les trompettes françaises se taisent, les Cosaques entrent par la gauche.
* Loyes soldats, Pascou, Jean-Marie, Biaise, l'Officier, Loyse, Yvonne