‹ Zamore et Giroflee vaudeville en un acteChapitre 13 sur 31 · GIROFLÉE, L’EMPAILLÉ · texte numérisé non relu

GIROFLÉE, L’EMPAILLÉ

l’empaillé.

N’ayez pas peur, belle dame, c’est moi.

GIROFLÉE, assise près du divan.

Tiens, vous revoilà déjà ? Et votre ami ?

l’empaillé.

Il allait si vite qne je l’ai perdu dans un embarras de voitures... (a part.) Je l’ai planté la au détour de la rue.

GIROFLÉE, travaillant à un ouvrage d’aiguille.

Oh ! ca ne m’étonne pas. vous n’êtes pas encore de force à le suivre ! 'Et qu’est-ce qui vous ramène ? est-ce que vous avez oublié votre riflard?

l’empaille.

Ingrate ! le désir seul de vous revoir... seule !

Tiens, tiens, tiens, comme le séjour du violon vous rend galant ! il faudra tâcher d'y aller quelquefois I

l'empaillé.

Ne suis-je pas toujours ainsi, belle dame ?

Pas quand Zamore y est !

l'empaillé.

Mais je crois sans fatuité que c’est assez adroit de ma part, belle inhumaine.

Comprends pas î

l’empaillé.

Oh I que si ! oh ! que si ! vous avez de l’esprit, vous êtes faite pour me comprendre.

giroflée, travaillant.

Merci 1 ah ça, si vous restez, mettez vous quelque part et tenez vous y tranquille, laissez-moi finir mon bonnet.

Faut-il que ces petits doigts blancs et roses soient réduits à Ce travail grossier ? (il veut embrasser la main de Giroffée, elle lui pique le nez.) Holà !

GIROFLÉE, riant.*

Doucereux, va I je suis sûre que vous avez mangé des con-

* L’Empaillé, Giroflée.

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