SCÈNE XII
l’empaillé.
Oh! fichtre ! et moi ?
ZAMORE, buvant.
Dame, je comprends que ça te chiffonne, mais voilà l’ordre et la marche; après ça, si ça te passe trop près du cœur, tu peux ne pas manger, nous dînerons tête-à-tête !
L’EMPAILLÉ
Merci, lorsque j’ai payé, car enfin c’est moi qui... Oh! Dieu! quel coup! quel coup! quel coup!
Ce pauvre monsieur l’Empaillé !... Ah! bah! nou* vous, consolerons.
• ZAMORE, se versant du vin.
Allons, grise-toi... voilà des bouteilles de consolation. (H boit.)
l’empaillé .
Oh ! c’est atroce ! que dira-t’on sur le turf, si je suis distancé ! mais tant pis il faut que je ^rattrape mes frais !... (H mange et boit.)
GIROFLÉE, lui versant.
A votre santé !
ZAMORE
A tes amours ! (il boit.)
l’empaillé.
Mais, cher, tu m’avais pourtant dit...
ZAMORE
C'est vrai ! mais, que voux-tu, le vent a tourné, (ils boivent.)
L’EMPAILLÉ
Mais c’est toujours fort disgracieux pour moi ! m
Bah ! je suis sûre que vous serez heureux de notre bonheur !
L’EMPAILLÉ, à part.
Merci ! il me coûte trois francs la bouteille, leur bonheur !
Et pour que rien ne manque à notre petite fête, Zarnore va nous chanter la ronde des quartiers de Paris.
ZAMORE
En avant la ronde !
C’est ça !... encore un verre, et nous redirons le chœur ! (On boit.)
zamore, se levant.
Attention! premier quartier... quartier latin !
Rive gauche! (Elle fait le geste des cantonniers et envoie sa mais dans la ligure de l’Empaillé qui est entrain de boire.)