‹ Zéloïde, ou, Les fleurs enchantéesChapitre 31 sur 39 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

ALMÉDOR, regardant son bouquet.

De sa beauté c'est l'image fidèle ;

Que dis-je? elle est cent fois plus belle ! De son teint voilà l'incarnat , De ses beaux yeux voilà l'éclat ; Dans cette fleur à peine éclose Je crois voir ses lèvres de rose.

URGANDE

Ah ! Zirphile , il me ravit !

ZIRPHILE.

Grand Dieu ! quelle métamorphose !

Oli! que l'amour donne d'esprit!

Depuis un an , Madame , il n'en a pas tant dit.

ENSEMBLE

Bouquet charmant, etc.

URGANDE, s' avançant sur le devant de la scène.

Tes vœux aujourd'hui même Seront remplis , ô mon cher Almédor !

ALMÉDOR.

Quoi! j'obtiendrois celle que j'aime!

A mon bonheur, j'ai peine à croire encor ! O ciel ! vous consentez

URGANDE

Ne viens-je pas d'entendre Auprès de ce bosquet Ce que d'une voix si tendre Tu disois à mon bouquet?

ALMÉDOR , à part.

Oh ! la méprise est excellente!

Mais laissons-la dans son erreur.

ZÉLOIDE ,

URGANDE

Autant que toi je suis impatiente, Et je \t-us. clans ce jour couronner ton ardeur.

ALMÉDOR.

O jour de joie et de bonheur!

ZIRPH1LE.

Et que dira Merlin?

URGANDE

Je n'en ai rien à craindre.

A la fin, c'est trop me contraindre ; Je veux faire éclater mon amour à ses yeux.

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