SCÈNE XII ET DERNIÈRE
ZÉL01DE, COLIBRADOS, URGANDE, MERLIN, ALMÉDOR, Bergers, Bergères.
Il est devant vos yeux, Et c'est Merlin qui vous l'amène.
ZIRPH1LE , à part.
Que je redoute son courroux !
URGANDE
Prince Almédor, la fortune jalouse Fut long-temps injuste envers vous ; Mais vous allez enfin jouir d'un sort plus doux ; Il tient au choix de votre épouse :
Prince Almédor, décidez- vous.
Almédor court se jeter aux pieds de Zéldide.
O belle Zéloïde î
URGANDE, à ZirpJiilc.
Qu'ai-je vu? Le perfide!
MERLIN
Les destins sont accomplis ; A la princesse Zéloïde ,
44 ZÉLOIDE,
C'est Almédor qu'ils ont promis ; Et par Urgande ils dévoient être unis.
( Mer, in lève sa baguette, et le théâtre s'embellit de toute part. )
CHŒUR
Mais dans un doux lien notre reine s'engage ;
A l'époux de son choix nous devons rendre hommage.
Oui , peuple , c'est Merlin Qui reçoit en ce jour et son cœur et sa main.
TOUS
Vive à jamais le grand Merlin !
URGANDE, à part.
A lui céder serai-je donc réduite ?
Je devrois me venger, il m<; parle d'hymen.
zirphile, bas a Urgande.
Eh ! Madame , acceptez sa main , Et vous vous vengerez ensuite.
URGANDE
Tu crois que je dois l'accepter?
{A Merlin.) En vain je voudrois résister, Il faut remplir ma destinée :
Vous le voulez, formons cet heureux hyménée.
riF.r.LiN.
Oui, mais je promets bien de ne plus m'absenter.
1 1 . ' mne sa main à Malin. )