Chapitre XllI- Voyages ft travers la France
nait la petite statue avec sou inscription, était restée intacte, et se trouvait comme perdue au milieu des décombres et des broussailles.
C'est pour remplacer cet oratoire détruit, qu'il fit appel à la générosité des cousins et cousines, propriétaires du domaine d'Amancey, et qu'il érigea un massif de rochers rusticpies avec une grotte où fut placée une belle statue de N. 1). de Lourdes en fonte et de grandeur naturelle.
Ces dittérents travaux, avec (luelques courses qu'il fit dans les montagnes, occupèrent le prélat jusqu'à la fin de l'année
Dès les premiers jours de janvier 1874, il a regagné Paris, atin d'y travailler idus directement aux besoins de sa Mission.
Son appel aux Séminaires de France n'ayant pas produit le résultat qu'il attendait, il a recours à un autre moyen pour se procurer les fonds nécessaires à la construction d'un Séminaire à Canton.
Le Souverain Pontife lui avait tait cadeau d'une belle montre eu or; il a l'idée de la mettre en loterie, avec queb^ues objets chinois; et le placement de ses billets l'occupe pendant les premiers mois de l'année.
A la fin de mairs il écrit à M"^'" Iflagey pour lui demander son concours, lui disant qu'il " a déjà placé mille billets de loterie à Bourges, mille à Lyon, mille à Poitiers, mille à Versailles, et il espère bien ne pas trouver moins de sympatlie à Besançon."
Une vue de l'île de Sancian
INTENTIONAL SECOND EXPOSURE
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(\'lto .statue sera coiilôc vu fonte, en ]>lusi('urs oxcmplaiivs, «in'il destine à (li\('rs lieux de sa Mission.
L'un d'eux se trouNc aujourd'hui à Sancian <'t l'autre dans la eour du siMuinaire de Canton. (')
Le Saint y est rt>[»résenté debout, la croix eu main, dans
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une altitude et une idivsioiioiiiic parrailemeiii M,<;r « (iuilleinin » à (|ni elle resscnilile counne un Itère.
Vax uiênie ieni[)s (ju'il eonstruisait sa 'tyraniide d'iùdiexannes, le i>rélal lait t-ncore ele\cr dans une proprii'lé de la iainilh'. à Amaneey. un tae-siniilc de 'a grotte de Lourdes.
Là, ;iu X \' i 1' sircic. nu des ancèires de sa mère aA'ait é- U'vé un oratoire à la S.'-' N'icruc Cet oratoire axait été reii- A'ersé sous la K'éxolution : mais la pierre principale (lui contw-
^1) L'n trLiUirii.o ^c ilrcs.^i' siir K' ti'Uiluau ilu in-rlat m \'uillat'aiis.
<'lia|>ilr«' XIII - Vo.vay:ox ;i lra\«Ts 1» Franco
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liait la petite statue avec son inscription, était restée intacte, et se trouvait comme perdue au milieu <les décombres et des broussailles.
(''est pour remplacer cet oratoire détruit, (pTil lit a[ipel à la i;énérosité des cousins et cousines, pi'opriélaires {]\\ domaine d'iVmanc<\v, et (pi'il érii^ca un massif de rocliers ruNli(pies aN'cc une grotte oi'i lut placée une belle statue de N, |). de Lourdes en tonte et <le <;iandeur naturelle.
l'es dillérents travaux, a\ec (luebiues courses (pi'il lit dans les monta<;nes, occupèriMit le prélat juscpTà la lin de Tannée IS7;>.
Dès les i)remiers jours de janxier 1S7 1, ila r<\ùa.nné l'aris, afin d'v travailler ]>lus directement aux besoins de sa ^fission.
Son ap]>el aux ScMiiinaires «le l-'rance n'axant i>as produit le résultat (pTil attendait, il a re<'ours à un autre nutycn pour se procurer les t\)nds nécessaii'cs à la construction <run Sénniiaire à Canton.
Le SouNcrain l*ontilé lui axait lait cadeau d'une belle nnui- Ire en (U"; il a l'idcM' <le la mettre en loterie, avi'c (|uel(pies objets chiin)is; et le placement de ses billets roccupe pendant les premiers mois de l'année.
A la lin de mairs il éi'rit à IM'"' l'iaucy pour lui demander son concours, lui disant «pTil " a déjà placé mille Itillets de loterie à l>(Mii\i;('s,. milh' à Lyon, mille à Poitiers, milieu \'eisailles, et il esjière bien ne i»as t r(»!i\<'r moins de sympatlieA lîi'sancon."
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Uui! vue de l'ile de Saïuiau
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« Si ce iiK.yoïi lui réussit, njouto-t-il, ce sera son séniiutiire (ju'il emportera axce lui, et c'est bien le i>lus beau cadeau (ju'ou puisse taire à sa Mission, qui, de* lors aura son clergé indigène, et i)ourra {)ar là, écliapi)er à tous les dangers de persécution auxcpiels il faut bien s'attendre un jour ou l'autre."
Le 20 Juin, il est à Solesme, d'où il écrit à son frère:"
« Me voilà bientôt au bout de mon voyage de Bretagne et de Normandie, i)endant lecpiel j'ai visité Kouen, le llavi'e, Coutances, S' Brieuc, \'annes, Brest, Quiui])er, liantes, Le jNians, Laval, Cliàteau-Cîontliier, m'arrétant dans tous les endroits où je i)()uvais esi)érer recueillir des dons «mi faveur do ma jNIissiou. Dieu a béni ces ditférentes excursions.
« l'artout où j"ai été, j'ai laissé une bonne impression, si j'en juge par raccueil t[ui m'a. été fait, i)ar les rapports (pie les journaux catlioli(|ues ont donnés de mon i)assage et surtout par les secours (pie j'ai obtenus.
* J'ai pu placer i»lus de 20 mille billets de ma loterie, et je rapporte en outre une somme assez ronde en or et eu billets de baïuiue.
« Ma santé n'a pas tro[) soulfért de tous mes travaux et de la nécessité où j'étais de parler partout et à tout moment.
« Ainsi, Dieu soit béni! jM'arrêtant un jour, à la belle abbaye de Solesmes, au milieu des Bénédictins (pii occupent cette paisible solitude, je regagne demain Ven(l(')me, pour aller à (|uel(pies lieu(\s de là, bénir le mariage d'une petite-fille de M. de I)(^servillers cpii, depuis longtemi)s, me demande de lui donner cette niarcjue de bonne et ancienne amitié.
« De là je retournerai à Paris, où je verrai de (luel C()té me diriger.
« 11 me restera encore un voyage à faire à Bordeaux, marseille, Dijon, Aiitun; aj»rès (juoi, ayant ternnné toutes mes courses, et fait, dans l'intérêt de ma INIission, tout ce que je l)ouvais espérer faire, il ne me restera plus (]u'à m'embarquer
pour les rivages lointains de la Chine."
Il ne partira pas toutefois, dit-il, sans aller bénir la pyramide d'Echevannes et la grotte d'Amancey, en présence de sa vieille mère et de tous les siens.
Et il annonce à sou frère l'envoi de la statue de 8' François Xavier pour la pyramide en (piestion.
Une autre statue l'occupe encore en ce moment, celle qu'il doit idacer sur le mausolée des soldats français morts à Canton. 11 fait des démarclies auprès du gouvernement à l'effet de l'obtenir; et il l'obtiendra, à force d'instances et de diplomatie, comme il appert dans la lettre suivante (lu'il écrit de