‹ Zéphyrin Guillemin [microform]Chapitre 145 sur 155 · III. Nouvelles oeuvres à fonder · texte numérisé non relu

III. Nouvelles oeuvres à fonder

1) L'achèvement de la cathédrale, comprenant les autels, les \itraux, les cloches et l'horloge.

2) Construction d'un Séminaire.

3) Imprimerie Chinoise et œuvre des Catéchistes.

4) Ecole universitaire et Minérale.

5) Chapelle au Cimetière.

6) Presbytère pour les missionnaires.

7) Petite chapelle pour pèlerinage.

ITItfr fiiiiillciiiiik

S) Maison <W axiniKiix^w à l'rovaiia.

i)) PayenuMit dv nos dettos.

Toutes choses (]ui demandent <le ma [)ait un nu)t d'explication,

l. Achèuement de la cathédrale. ( )n se rappelle ce (pii a été dit de cet édilice vraiment beau, (>t (pii est bien plus Pieuvre de la divine IMovidenee (pie le fruit de notre travail personnel. Tous lets oros onvraucs consistant en murs, voûtées, char- [M'utes et toit, sont <*om[)lètement achevés, et cela d'une manière aussi solide que éléiiante. ÎNIais il lui man(pie [)lusieurs choses encore (pii <loivent en l'aire le complément, v,{ dont il faudra bien nt)us occuper plus tar<l, comme les autels, les vitraux, les cloches et l'horloi>e.

a. Autels I^es autels les plus simples seront aussi les i)lns convenables, au nu)ins jjour le moment, et, en attendant (pie nos ressources nous p(M-mettent de faire i)lus tard (piel(]ue chose de plus soigné et de plus en rai)port avec le reste de l'Eolise.

b. Vitraux, lue église ogivale demande également des vitraux du même genre, c'est-à-dire des vitraux en couleur, et rei»résentant des sujets relii^ieux. Or, notre é,i»lise devant ôti'c dédiée au S. Oonir de désus, nous mettrions dans la grande fenêtre placée au fond du Sanctuaire, la tîgure de Notri^-îSeigneur })résentant son (li\in (\eur aux hommes, mais, d'une dimension assez grande poui' dominer tout \o sanctuaire, et être bien vue de tous les points de la grande nef.

Dans les 2 fenêtres voisines seraient deux anges en adoration aux j)ieds de Xotre-Scigneur.

Dans les deux Chapelles du transept, d'un c(^)té, l'auguste \ ierge Marie, sous la forme de son [mmaculée-Coneeption, et de l'autre C(^)té 8.^ Josepli, patron de la Chine.

Plus loin, TAnge gardien, tenant son pupille par la main, et vis-à-vis 8.' Franc^'ois Xavier, patron spécial de la Mission.

Dans les fenêtres suivantes. Saint Pierre avec la tiare sur la tête et les clefs en mains, comme représentant h^ Chef de l'Eglise. Et vis-à-vis, S.t Louis roi de France, nous rai>pelant le souvenir de la j)atrie, ce (ju'Elk^ fait i)our l'œuvre de la Proi)agatiou de la Foi et en particulier ])Our la Mission de Canton.

Les deux chapelles, placées à l'entrée de l'église, devant être dédiées aux âmes du Purgatoire, dans l'une seraient des vitraux représentant leur état de souffrance, dans l'autre leur délivrance et leur dénart pour le Ciel.

Enlin, dans les 12 fenêtres du haut, seraient les 12 apôtres, ou, si nos ressources ne nous i)ermettent i)as de faire (]uelque chose de si spleiidide, dans cha(iue fenêtre,, nous met-

<'liapltrv XVI - Son iiK^moire

trions siniplenuMJt de la ^risnillo, avec une <»i;m(l< croix rou- <>e au milieu, et un liseret de verdure autour; ce qui, vu de loin, i)roduit un bel eltet.

c. Cloches. Mais, ce (ju'il nous Tant dès ce nioin<Mit, ce «uii est le couii)lénient nécessain^ de tonte église, c'est une sonnerie digne et convenable.

Or, pour avoir (|uelqne cliose (jui fût en rapport avec la grandeur dv notre église et l'étendue (Uî la \ille, (pii n'a pas moins de cinij lieues de circonférence, il nous faudrait .*> <*Ioches, dont la plus grosse serait du i)oids de (lOOO livnvs eii\ iron, et les autres d'un ])oids proi)ortionné, de manière à former un accord parfait.

Et, comme autrefois, l'Amiral Fouriclion iivait bien nouIm me laisser un magniti(pie canon, pesant 10 unlle livr(\s, <lu cuivre le plus lin et le plus reclierclié, cette donation cou\rira une bonne partie de la déi»ense, et, grâces à inie telle faveur, déjà aujourd'liui, nos .'? cloches sont fondu<'s, et n'attendent plus (]ue mon départ, pour venir en (■bine a\<>c moi (')!

d. Horloge. Toutefois, dans une ville où ce g<Mire de ch)ches n'est })oint encore connu, leur installation h ( 'auton n'est pas sans me donner (pielque in(iuiétude. Mais, d'une autri^ pJ'rt, comme on n'y voit i)oint d'horloge publi(]ue donnant l'heure à la population, <pie nous y en établissions une dans c<>s conditions, ce sera bien un vrai service rendu à la cité, et la plus grande garantie cpie nous puissions donner à lios cloches, qui se trouveront ainsi sauvées, en contribuant au bien public!.--

e. Jaquemart. Bien plus, si à côté des cloches et de l'horloge, nous posions un jaquemart on automate, ce serait un sujet d'admiration pour les Chinois, qui ne se lasserai(M)t pas de contempler cette merveille et de dire que l;i Religion chrétienne est bien inspirée de niettre à son usage des inventions si intéressantes et si belles.

II. Construction d'un Séminaire. Notre église achevée avec ses vitraux, ses cloches et son horloge, la grande o'iivre (pic: nous aurions à entreprendre, serait la construction «l'un Séminaire. Il faut bien eu effet, un clergé indigène, chose si instamment recommandée par les Souverains Pontifes, et d'une nécessité si absolue pour la propagation et la conservation de la Foi dans ces pays de la Gentilité . . . . .

(1) Il ost regrettable que Mgv Chausse se soit dessaisi de ces cloches, dans la crainte exagérée de froisser les croyances superstitieuses des païens. De nouvelles cloches ont été achetées en 1900.

Jflgr <»iiilleiniii

Si, en l'éalité, on retournant dans ma lointaine JMiission, Je ])nis lui porter les snbsi<le.s nécessaires ponr fonder un séminaire et établir un cleriié indii>ène, non seulement je n'aurai pas à rejiretter mon voya,i;e d'Europe, mais encore ce sera un des plus grands services (ju'il i)uisse procurer à cette province et à rétablissement du christianisme dans ces contrées.

m. Imprimerie et œuures des Catéchistes. Une autre (euvre, (pli revient également au Séminaire et (pii peut avoir une grande portée i)Our le bien de la Mission, c'est la création d'une petite imprimerie chinoise.

On sait combien l'usage des livres est réi)andu en Chine et combien ce nH)yen [)eut y faciliter la proi)agation de l'Evangile. J'ai vu plusieurs Chinois convertis uniiiuement par la rencontre de (pielques livres chrétiens.

C'est aussi un excellent moyen de cf)nserver l'esprit de i>iété parmi les tidèles, en sorK* que nous ne saurions trop multiplier ces moyens de conversion et de salut.

Et d'une autre part, à notre séminaire, chez des jeunes gens intelligents dont il faut occuper l'activité, nous trouverions un concours assuré et sans beaucoup de frais, ils pourraient cou! ri huer énormément au succès de l'œuvre.

a). lYIanuel de piété. Déjà, au point de vue de la i)iété, je puis offrir à nos élèves, un petit manuel de prières, (jui, autrefois au pensionnat des Pères flésuites à Friboiu-g, a eu le plus grand succès, et au(|uel j'ai ajouté bon nombre des plus belles i)rirres liturgiques de l'Eglise.

Ayant soumis ce petit opuscule à l'appréciation de jdusieurs évoques de France et à la sanction de lu Propagande, tous en ont fait l'éloge, plusieurs môme me l'ont demandé, pour le mettre entre les mains de leurs sémiiuiristes, comme moyeu de favoriser en eux l'esprit de piété.

b). Grammaire latine. -l'ai également voulu faire i)our nos jeunes séminaristes une grannnaire latine, composée sur le texte de la Grammaire de Lhomond, (jui est bien l'ouvrage élémentaire le plus parfait en ce genre, mais toutefois en y a])liortant les additions et changements demandés par le génie de la langue chinoise, et en pla(;ant le texte chinois en regard du latin; petit opuscule mis à la portée de tous les élèves, et dont l'utilité a été constatée par plus de 20 ans d'usage.

c). Catéchistes. On se rappelle ce que j'ai dit précédemment de l'action de nos catéchistes; or, autant leur dévouement peut servir au bien de la Mission, autant méritent-ils de notre part, une attention et des égards tout particuliers.

Et pour cela, je voudrais, en premier lieu, les placer au séminaire, en attendant que nous i)uissions leur élever une de-

«'liapitre Wl - Koii iii<^ni4»ii'(>

iiK'iire spéciale ii côtt? de l'Et>lise. Puis, connue la plupart des niissioiinaires, toujouis en cwir.ses, ne pouiTaieiit i)as s'en occuper assez réoulièren)ent, je voudrais charger de ce soin, les deux Pères résidant au Séminaire, à qui semble revenir cet emploi.

\M. écoles secondaires. Les tempes ne sont pas loin où la Chiue délivrée enliu de ses iiréjugé^, voudra s'adai)ter aux ino'urs nouvelles et à l'esprit des civilisations latine et saxonne.

La jeunesse de ces i)ays se livrera donc aux études scientifiques, et Dieu veuille que nous ne soyons i»as en retard, jjour leur offrir, avant tous les autres éducateurs, le véritable sens des doctrines en cours.

Il nous faudrait une ou i)lusieurs maisons d'éducation universitaire et des religieux char<i,és de leur direction.

V. Chapelle du cimetière. Après la construction de régli-'^e et du Séminaire, l'œuvre que je désiierais entreiaendre, serait la chapelle du Cimetière, comme tenant de plus près au culte; ivWgieux et devant taire meilleure imju'ession sur les Chinois si attachés à la mémoire des UKU'ts. Comme je l'ai dit plus haut, à une demi-lieue de la ville se trouve notre cimetière, belle vallée solitaire, qui, par sii posilion, répond parfaitement à sa destination. Déjà nous y avons fait d'imi)ortants travaux; mais ce qu'il lui faudrait encore, ce serait une [ietite chapelle, élevée au centre mênie de la vallée et consacrée spécialement au culte des morts.

C'est là que seraient déi)osés les restes de nos chers et (lignes confrères qui déjà sont allés recevoir la récompense de leurs sacritices, comme les 1*. P. Le Turdu, Marizien, JNLiilfait, de sainte et -heureuse mémoire. t^

Et c'est là aussi que, plus tard, viendraient reposer, à l'ombre du sanctuaire, ceux qui seront morts les armes à la main....

VI. Presbytère. 11 faudra bien aussi songer à l'habitation des missionnaires, (pii a été jusiju'ici si pauvre et si misérable.

Que nous ayons commencé nos travaux par la maison de Dieu, par les deux grands orphelinats, ]k\v le Cimetière et entiu par les chapelles répandues dans la luovince, rien de plus juste, de plus conforme "à l'esprit du christianisme et de plus propre à faire impression sur l'esprit des païens.

Et c'est en grande partie à ces dispositions générales, je crois, que nous devons la considération et les égards que nous témoigne aujourd'hui la population Européenne et je dirai ujcmeja population païenne de Canton. -

Mais néanmoins, les convenances et les usages re^-us demandent également que l'évêque et les n)issiounaires aient une

JUgr CrnillenitM

habitatiou siuou spleiidide et recliercliée, au moins houuête et convenable: chose nécessaire partout, mais surtout dans ces contrées de l'Extrême - Orient où tout se ju^e par l'extérieur, et où, dans l'intérêt même de notre ministore, il faut frapper les yeux de ceux qui ne sont pas avec nous!

VIL Chapelle de pèlerinage. 11 est un autre [)rojet, dont bien des fois déjà, nos Missionnaires et nos chrétiens m'ont i)arlé, et qui ne serait pas sans un ^rand profit spirituel, si nous avions de suite les movens de l'exécuter. Ce serait l'érection d'un petit sanctuaire sur quelque montagne ou au fond de quelque vallée solitaire, à 4 ou 5 lieues de Canton, et qui serait là comme le but d'un pèlerinage en l'honneur de l'auguste Mère de Dieu. Dans les circonstances difficiles de la vie, lorsqu'on a une grâce spéciale à demander, une mesure décisive à prendre, un chagrin ou une inquiétude à dissi{)er, on aime bien trouver un lieu solitaire, où l'on puisse se retirer et réj)andre son Ame devant Dieu, et c'est là tout naturellement, que nos missionnaires et nos chrétiens iraient chercher les secours particuliers dont ils ont besoin. Bien plus, les païens eux-mêmes, ayant de ces lieux plus accrédités, où ils se rendent pour honorer leurs idoles, et en obtenir des faveurs plus marquées, il ne faut pas que les chrétiens aient à leur envieides secours et des consolations qui abondent chez eux et (pii ne se rencontrent pas au sein du Christianisme!

Déjà, nous avons bien dans l'île de Sancian la belle et intéressante Chapelle élevée en l'honneur de S' François Xavier; mais, située à 40 lieues de Canton, dans une île d'un abord difficile, elle ne saurait remplir le but que nous avons en vue, tandis qu'aux environs de Canton, on trouverait facilement un lieu répondant à tous nos désirs et à ceux de nos chrétiens.

Il ne lui manquerait plus qu'un signe approbatif du Ciel, comme ceux qui ont marqué l'origine de la plupart des pèlerinages; mais en mettant à son choix toute l'attention possible, et surtout en priant la Reine des Cieux de vouloir bien nous indiquer le point qui lui plaira devantage, comme Eller l'a fait si souvent ailleurs, il faut espérer que le Ciel se montrera favorable à nos vœux, et que le lieu choisi par nous, sera aussi marqué par les bénédictions venues d'En-haut!

VllI. lYIaison de Campagne. Enfin, notre habitation se trouvant à Canton, dans cette ville populeuse, située sous la zone torride, où les chaleurs sont excessives et les émanations souvent fétides, il nous faut avoir dans les environs, un séjour plus sain où les missionnaires et le& élèves puissent, de temps en temps, aller respirer l'air de la campagne et se remettre

t'hnpitre XVi-?<oii tiiémotr»

de leurs fatigues quotidiennes. Or, connue à peu de distance se trouve le tombeau de Provana, ce serait là tout naturellement que serait .établie la villa qui nous est nécessaire.

Sans de grandes dépenses, il serait facile d'y élever une i)etite habitation champêtre pour les Pères, une autre pour les orphelins avec une petite chapelle; un catéchiste serait chargé de la garde de ce lieu et du soin de travailler à la conversion des païens. C)

Telles sont les œuvres établies et ù établir. ^ '

IX. Payement de nos dettes. Et jour ces dernières, je m'en charge d'autant plus volontiers, qu'elles sont moins du goût de nos chers confrères, et qu'elles ne se feront qu^autant que je serai là pour en prendre l'initiative et pourvoir aux frais de la dépense. Mais, une fois conimencées, (^u'on soit parfaitement tranquille au sujet du payement, qui se fera de la manière la plus régulière et la plus complète, sans que la Missoin et encore moins la Congrégation, i)uissent avoir aucune inquiétude à cet égard. Le passé est une garantie pour l'avenir; et avant d'entrejn'eudre aucune (xnivre considérable, je ne manquerai pas, selon le précepte de l'Evangile, de voir si j'ai les moyens de la réaliser, afin qu'il ne soit pas dit de moi: «Hic Jiomo cœpit œdificare, et non potiiit consnmmare !

X. Conclusion. Mais tout étant complètement et convenablenu^ut achevé, il sera temps de se rei)oser, et alors, je demanderai à la Mission un petit coin de terre isolé, oii seul, sans être connu de personne, je puisse reposer en paix; (juMl ne soit plus question de moi parmi les hommes, pas plus que si je n'avais jamais paru sur la terre.

Dieu sait si ce désir de ma part est sincère; et c'est ainsi, qu'avec sa sainte grâce, avec l'appui de la Propagande, qui ne m'a jamais manqué et sur lequel je compte toujours, avec la bénédiction du chef de l'Eglise, que je demande de tout cœur, j'espère retourner prochainement dans ma lointaine . Mission, et y continuer l'œuvre commencée, jusqu'à ce qu'enfin je voie se vérifier pour moi la consolante parole inscrite sur mes armes, et qui sera l'heureux couronnenjent de nos œuvres: In morte vita.

Eu exprimant ces vœux à Votre Eminence, qu'Elle veuille bien me permettre de lui offrir, en même temps, l'expression des sentiments avec lesquels j'aime à me dire,

De Votre Eminence, le bien humble, bien obéissant et affectionné serviteur.

t Zéphyrin Guillemin, év. miss.

Préf. apost, du Kouang-tong (Chine)

(1) Nous pensons avec beaucoup d'autres, que cette villa isolée, eût été bien mal gardée ( ontro les voleurs.

.^t|Kr Ciiuilleiiiiit

8iiit le

Tableau Comparatif de la Dflission de Canton

En 1848 En 1882

Prêtres Chinois

Nombre do chrétiens

B.iptênies d'enfants exposés

Terrains à Canton

Eglise à Canton

Orphelinats à Canton

Presbytère

Cimetière

Tombeau Provana

Chapelles à l'intérieur

Chapelles à banoian

Ecoles dans la Province

Cimetières

Dettes à aeciuitter

Missionnaires Européens 34

Chrétiens 26.000

Par an 3 ou 4000 100.000

Pahiis et jardins du Vice-ltoi 2

Eglise ogivale 1

Avec arcades et colonnes v

Pauvre taudis 1

Grande vallée 1

Terrain pour villa 1

Chapelles 110

1 ogivale, 1 romane 2

Ecoles !)1

Cimetières 10

Toutes payées ()()

Jeiint'S prêtres chinois 5

Catéchistes f)0

Confessions 41.300

Communions -40.106

Bai)têmes d'adultes 12(i2

IVoms des missionnaires actuellement employés (1882).

Kvrquc: Mgr Guillemin,

Fr. l*h. Zép. év. de Cy-

bistra en 1850 Coadjuteur : Mgr ChauSSe,

Augustin évoque de Cap-

se en 1880.

Pro-préfet M. Béai, Ant.

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