Chapitre XIU -NésociatioiiM
L'on sait que ce bon Céleste, affolé par les désordres sanglants de la Commune, s'était enfui à New-York d'où il fut rappelé par télégramme en France.
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MgT Guillemiu, croyant qui' sa présence serait nécessaire pour douner aux membi'cs du (JouNcnienu'iit les ex{)lications que réclament les intérêts de sa 3Iission, part immédiatement à Versailles d'oii il écrit à son frère, 1(^ 1(> avril: « ]\Ie voilii heureusement arrivô, sans (liMi('ult(^s. Obliuc'^ de m'arréter à Melun, pour y passer la nuit, j'ai trouvé une gracieuse hospitalité chez les Frères des écoles chrétiennes. Le lendemain. J'ai dû ju'endre une voiture <iui nTa amené Jusqu'à A'ersailles. Mgr s'est montré i)lcin de bienveillance et d'amitié i)our moi, et Je resterai ici. Jusqu'à ce ([ue nos affaires de Chine soient un peu débrouillées; ce (pii [»ourra se l'aire attendre (piehiue temps, vu que Thiers et ses collègues, sont absorbés présentement par le tas d'affaires (]ui leur tombent sur les bras.
« Mais j'ai entendu dire que l'ambassadeur Chinois était bien disposé et s'était réjoui de mon arrivée comme un moyen de lui faciliter l'exécution de sa Mission.
« Ainsi, sous ce rapport, tout s'annonce sous des aspects avan-
mgr GulUemin
tageiix; et, en me réjouissant de cet état de choses, il ne me reste plus qu'à souhaiter de nous trouver réunis le mois prochain. Dans cet espoir, je vous salue tous, bonne maman, Eulalie, Léonce.»
« Les affaires vont mal à Paris, écrit-il quelques jours après, ou y incarcère à tort et à travers les plus braves et les plus innocentes gens. Il faudra en venir à un siège et l'on ne sait pas quelles en seront les tticheuses conséquences. M. Boiteux est toujours à St. Sulpice et n'a subi aucun mauvais traitement. Le P. A''oisin a gagné St. Brieuc déguisé en jardinier, et ayant la pipe à la bouche.
«Comme on ne voulait pas le laisser sortir, il va s'adresser à un garde national auquel il demande du feu et donne deux cigarettes; cela fait, celui-ci le conduit hors des murs et le fait monter en clienun de fer.
« J'ai trouvé ici l'ami A'^euillot qui m'a donné une chaude embrassade, puis M'''^'' Elise et ses nièces, tous pleins de bienveillance pour moi; ainsi il n'y a pas à avoir la moindre inquiétude ici.
«Le calme se maiiiteiiant en Chine, il serait grandement à désirer que les travaux de notre église pussent reprendre leur cours; et fais ton possible, mon cher Joseph, pour me trouver encore quelques miliers de francs qui te seront fidèlement rendus, étant empruntés au nom de la Divine Providence. »
De Versailles, le 3 mai : « J'apprends, dit-il, que l'affaire de nos 150 mille francs est à peu ijvès terminéCj et que nous aurons certainement cette f^omine.
« Dieu soit hé)ii de cette heureuse conclusion, qui va nous permettre de pousser activement les travaux de notre église, et Je rn empresse de fen faire part comme d\in sujet de Joie pour toi et toute la famile.
Je u avais nulle intentiou, en venant à Versailles, de m'y occuper de cette piromesse de loO milh> francs faite par V Empereur, mais la chose aijant été mise sur le tapis. J'ai p>^^^~ se que c'était la Providence qui me fournissait Elle-même les moyens iV y travailler; et c'était si bien Elle, que le succès a fini par couronner mes démarches
Cep)endant, il ne faut pas qu'elle empêche les perquisitions que tu étais eu train de faire, pour me trouver des emprunts. Car, nous avons à Canton bien de l'argent emprunté au, 12 "fo! !.., nous commencer cns, avec V allocation du Gouvernement, à rendi'e ces emprunts dévorants, et le reste nous servira à continuer les travaux commencés.