Chapitre XIII -Chez Pie IX
ses d'assiettes qui sont à Besançon. Tu penx jjrendro celle (pii porte l'adresse de M^i. de La Tour d'^Vu vergue.»
Du 31 octobre à son frère: « Je recrois ta bonne lettre (|iii m'annonce l'envoi de la belle pièce de bronze. Je la recevrai demain et la ferai arranjuer de manière à ])ouvoir la i)résenter «le suite à M. de llémusat.
« J'aurais un antre pré8(înt à faire à j\r. le Marquis de (irammont qui m'a aidé beauconj) dans l'atîaire des JOO mille francs. Il se trouve présentement à Luxenil, ot c'est h\ que tu lui enverras une caisse d'assiettes en ])<)rcelaine.
« .J'ai trouvé ici un ouvrier orfèvri;, (jui m'arran<iera i)arfaitement mes bâtons de Sancian, au i)rix de o francs la pièce; envoie-moi donc tous les bâtons (]ui sont à Vuillafans, inT'me ceux destinés au «général de ]MoHtauban, afin (pie je ])uiss(^ les avoir prêts pour la St. Fran(;(>is Xavier, ('q)o(pie où Je cou)- ])te taire tous mes envois.»
L'on i)eut dire de cet lioiiinie (jue le c(eui' lui sortait de la poitrine, pour témoij;ner sa recoiiiiaissaïu-e aux bienfaiteurs et aux amis.
Misiionnairc en tenue cliinoise
Et il met presque une joie d'enfant à l'exprimer.
En cette tin d'année 1871, il se réjouit à bon droit du succès de ses démarches et de ses quêtes: «Je traite, tcrit-il, avec M"'", Du lîan, dame du Sacré - Oa'ur, une alfaire à bupudle
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Mgr Gnlllemin
j'attaclie une grande importance; veuillez prier pour qu'elle réussisse.»
Il s'agissait d'une somme assez ronde qui lui était offerte, moyennant certaines conditions que nous ignorons.
Sur ces entrefaites, M. Jolly, son pro-pvéfet, lui ayant écrit de Canton, de retarder son retour, si par là il pouvait procurer quelques ressources à la Mission, le prélat, fort de cet encouragement, continue ses courses de quêteur et recueille de fortes aumônes. Il obtient de la Propagation de la Foi et de la Ste. Enfance, un subside particulier de 30 mille francs pour les frais de construction à Sancian.
Au mois d'août 1872, il part inopinément pour Rome en compagnie de son vieil ami Vérolles év^êque de Colombie: « Je me proposais, écrit-il à sou frère le 13 aoiU, de t'envoyer un petit mot avant d'entreprendre mon voyage de Rome, et voilà que emporté par toutes mes occupations, j'ai dû partir sans pouvoir te donner ce petit mot d'avis et d'amitié.
« Au moins aujourd'hui, je puis t'aunoncer que nous sommes arrivés à bon port, Mgr Vérolles et moi; et que déjà nous avons été reçus par le Souverain Pontife qui nous a accueillis avec sa bonté ordinaire,
« Sa Sainteté n'avait pas oublié que j'avais reçu la consécration épiscopale de ses mains; car, au moment où je m'approchais de sa personne, s'adressant à son entourage: «Celuici, dit-Elle, est Je mien!! Questo é miol
« Nous traiterons rapidement nos affaires; et comme ici on est complètement de notre avis au sujet de ce sufirage universel qu'on veut introduire dans la Société des Missions Etrangères, comme moyen de la diriger, nous obtiendrons, j'espère, tout le résultat que nous attendons; après quoi nous reprendrons le chemin de France.
« Alors, je verrai ce que mes occupations me permettront de faire, pour aller goûter un peu de repos auprès de vous, et élever notre fameuse pyramide d'Echevannes; mais probablement qu'auparavant, il me faudra terminer avec M. Thiers les affaites pendantes; ce qui me sera assez facile, si je reçois le concours qui m'a été promis avant mon départ.. ..
« Je vais commencer à quêter, pour payer le restant de mes dettes, et j'ai tout d'abord le plaisir de voir que mon voyage de Rome ne me coûtera rien, une bonne dame de Paris m'ayant donné 400 francs pour cet objet.
4 Puis, comme nous étions à l'audience du Pape, Mgr Vérolles et moi, et que Sa Grandeur lui présentait une somme de 1000 francs qu'il avait recueillie pour lui, parmi ses chrétiens: « Mes chers amis, lit le S* Père, vous en avez tout aussi