‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 34 sur 63 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

21LDA est étendue sur un divan, FATHMÉ la coitiè; demi-nuit au théâtre.

CHŒUR DE FEMMES 'au deimra.

Le ciel se couvre des voiles De la nuit;

Tout un horizon d’étoiles •Resplendit...

C’est que dars la plaine,

Comme dans les bois,

La nature est pleine • Des plus douces voix !

Le ruisseau murmure,

La brise plus pure Agite les bois ;

Kt la douce plainte D un ardent amour S’élève sans crainte Loin du bruit du jour.

FATflAIK a- Zilda, tout en la coiffant.

Les chants des sultanes et des odalisque», pendant

ZILDA

leur promenade sur le fleuve, s’éteignent dans le lointain ; les portes du sérail se referment; voici bientôt l’heure où le docteur va se rendre ici...

ZILDA, son miroir a la main.

Dépéche-toi...

FATHMÉ.

J’ai fini... (ZUda se lève.) Voyez comme cette eoiflbre vous sied bien ! IHi reste, vous êtes charmante squs ce magnifique costume... que j’ai retrouvé parmi cet amas de curiosités de toutes sortes... il m’a été vendu l’année dernière, et fort cher, ma foi, par un Arménien, qui le tenait lui-même...

• ZILDA, l’interrompant en riant.

Peu importent ces détails...

FATHMÉ.

Vous m’avez demandé ce costume... je vous l’ai prêté sans faire de réflexions... Ce n’est pas mon habitude. Mais enfin, et quoique je ne sois pas curieuse, ces riches vêtements que vous avez désiré mettre, ces rendez-vous que vous avez donnés... Je voudrais bien savoip quel but vous vous proposez. . .

ZILDA.

Aucun.

FATHMÉ.

Uommentl Aucun!

ZILDA.

Je ne fais qu’obéir au derviche.

FATHMÉ.

Kt vous ne savez pas...

ZILDA.

Je ne sais rien, je ne connais pas ses intentions, mais il m’a promis le succès et j’ai confiance en ce saint

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