SCÈNE II
Les mêmes, LE DOCTEUll.
LE DOCTEUR, entrant par la gauclie.
Me voici, chère voisine... et le cœur plein d’un autour qui...
FATHMÉ, l'interrompant.
Chut!
LE DOCTEUR
Quoi, chut?
FATHMÉ.
Silence donc! Tenez... regardez ma pauvre Zilda... Ah! vous arrivez bien, docteur, vous arrivez bien pour lui donner vos soins...
LE DOCTEUR
Est-il possible! (s’approchant de Zilda.) Eh quoi! ma
charmante... •
ZI LD A
ZILDA, d’un ton languissant.
Àh! docteur, bon docteur, je suis bien malade!. .. (a Fathmé.) Laisse-nous, Fatbmé.
LE DOCTEUR, répétant.
Laisse-nous, Fathmé.
FATHMÉ.
J’obéis...
(Elle sort.)
LE DOCTEUR, s’approchant de Zilda.
Voyons, voyons, que ressentez- vous? Qu’avez- vous ?
ZILDA.
J’ai des vertiges, des éblouissements...
LE DOCTEUR
Bien, bien... je connais ça... C’est ce que nous autres savants, nous appelons un... un... Enfin, nous avons un nom pour ça !
zilda, riant, à part.
C’est justement ce que j’éprouve!... Tenez, en ce moment, je ne sais pas si c’est parce que je vous regarde, mais je me sens éblouie. ..
LE DOCTEUR, baissant les yeux.
Vous me laites rougir.
ZILDA, se levant.
Et quand ces éblouissements-là me prennent, les gens qui sont devant moi me paraissent avoir des figures bizarres...
LE DOCTEUR
En vérité?
ZILDA.
Oh ! voilà qui est étrange!... dans ce moment, il me