‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 41 sur 63 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les mêmes, LE CADI.

LE CADI

J’entre I

Vf

(Il entre en sautillant et en faisant des grâces.

COUPLETS

En amour je suis un larron :

Admire ma désinvolture.

Remarque de quelle façon Le ciel a formé ma figure !

Puis observe, s’il te plaît.

L’élégance du jarret!

Suis-je assez coquet?

Suis-je assez bien fait ?

46 ZILDA

Il n’est pas, ma charmante amie,

Dans tous les États do l’Asie,

Un amant plus poli.

Plus joli,

Plus gentil,

Que ton petit Étourdi De eadi !

J’ai l’âme langoureuse et folle ;

Je chante, je fume, je bois !

A table, j’ai, sur ma parole,

De l’osprit jusqu’au bout des doigts !

Voilà mes principaux traits.

Aussi j’ai bien des succès.

De plus, je me tais Sur les doux secrets.

Il n’est pas, ma charmante amie,

Dans tous les États de l’Asie Un amant plus poli.

Plus chéri,

^ * Plus gentil,

Que ton petit Étourdi

. De cadi !

ZILDA, prenant un ton enfantin.

Petit cadi, petit cadi, vous êtes charmant!

(Elle lui tire la harbe.)

LE CADI, faisant la grimace.

Elle est familière!... très-familière... Mais c’est une jolie femme!...

ZILDA, ilu même ton.

Petit cadi, je suis gaie ce soir... très-gaie... Je suis d’une gaieté folle!

(Elle lui tire la barbe.)

LE CADI, même jeu.

C’est un tic!

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