DUO
ZILDA, une écharpe de soie à la main.
Comme la bayadère Au caravansérail Fait, en rasant la terre,
Bondir, vive et légère.
Son collier de corail...
Dansez... imitez-moi!
LE CADI, à part.
.Te n’étais pas venu pour danser, je crois !
ZI LD A
ZILDA, chantant et dansant.
Tïa la la la la !
C'est Palmée lîien-aimée
Du sultan, son seigneur:
Elle danse En cadence
Un pas plein de langueur.
Tra la la la la!
(au cadi qui cherche à l’imiter .1 Nous y voilà!
(Elle lui tend un bout de l’écharpe).
LE CADI, ‘prenant l’écharpe et dansant avec Zilda.
Oui, m'y voilà !
Et ce pas tranquille mo va !
ZILDA, s’emparant d’un tambour de basque sur lequel elle frappe en cadence et s’animant.
Oui, c’est la fille de l’Asie.
Une beauté de Circassie,
Aux yeux noirs,
Pleins d'espoirs,
Vive et folle.
Elle vole.
Elle fuit Et bondit...
Tend la main Et soudain Ce doux bien On croit bien,
Qu’on le tient... et l’on ne tient rien.
ENSEMBLE
I.E CADI hors d’haleine, après avoir vainement poursuivi Zilda, tombant sur un siège.
Ouf ! ouf! Ah ! je n’en puis plus !
La maudite danse !
• Efforts superflus ;
Un peu plus, je pense,
J’en serais perclus !
Ouf! ouf! Ah ! je n’en puis plus !