‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 51 sur 63 · I.E C ADI · texte numérisé non relu

I.E C ADI

Je n’en ferai rien.

(ils disparaissent.)

ZILDA, au milieu du théâtre.

Quelle aventure !... Eh quoi! c’était pour satisfaire sa vengeance que cet homme s’est servi de moi !... (On trappe à la porte.) Résister à ses ordres, ce serait m’attirer sa colère... Puisqu’il le faut, obéissons! (Elle va ouvrir In petite porte de gauche. )

LE GRAND- VIZIR, entrant.

On m’a fait attendre longtemps, chère belle, mais la porte du paradis ne s’ouvre pas pour tout le monde !

ZILDA.

Monseigneur, je suis votre humble servante.

LE VIZIR

Ma servante ! Non, Zilda. Oubliez mon titre et mon rang. Vous voyez, je suis venu ici, simplement vêtu, sans armes et sans suite.

ZTLDA, à part.

Ah! le malheureux! S’il se doutait...

LE VIZIR

Et je vous supplie de ne voir en moi que le plus empressé de vos adorateurs. (A lui-même.) Allons! soyons tendre, passionné, entraînant,

COUPLETS

Devant tes charmes qu’il adore,

Emu, tremblant, le grand-vizir.

Au lien de commander, implore.

T’obéir est son seul désir !

Page 1