I.E C ADI
Je n’en ferai rien.
(ils disparaissent.)
ZILDA, au milieu du théâtre.
Quelle aventure !... Eh quoi! c’était pour satisfaire sa vengeance que cet homme s’est servi de moi !... (On trappe à la porte.) Résister à ses ordres, ce serait m’attirer sa colère... Puisqu’il le faut, obéissons! (Elle va ouvrir In petite porte de gauche. )
LE GRAND- VIZIR, entrant.
On m’a fait attendre longtemps, chère belle, mais la porte du paradis ne s’ouvre pas pour tout le monde !
ZILDA.
Monseigneur, je suis votre humble servante.
LE VIZIR
Ma servante ! Non, Zilda. Oubliez mon titre et mon rang. Vous voyez, je suis venu ici, simplement vêtu, sans armes et sans suite.
ZTLDA, à part.
Ah! le malheureux! S’il se doutait...
LE VIZIR
Et je vous supplie de ne voir en moi que le plus empressé de vos adorateurs. (A lui-même.) Allons! soyons tendre, passionné, entraînant,
COUPLETS
Devant tes charmes qu’il adore,
Emu, tremblant, le grand-vizir.
Au lien de commander, implore.
T’obéir est son seul désir !