‹ Zilda conte des milles et une nuitsChapitre 53 sur 63 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE GRAND-VIZIR puis LE CADI et LE DOCTEUR.

LE VIZIR

On dirait qu’elle est émue... je comprends cela... c’est ma présence qui la trouble...

(il ôte son turban et son cafetan. Pendant ce jeu de scene, le cadi reparaît sur le halcou, . suivi du docteur.)

LE CADI

Aucun moj’en de fuir... ces brigands sont là, sous les fenêtres, la pique à la main.

ZILDA

LE DOCTEUR

Je crois même qu’ils nous ont aperçus... Ce balccm n’est plus habitable.

LE VIZIR, après s'être débarrassé de son cafetan.

Ce vêtement simple convient mieux aux amours 1... Au diable toute dignité ! Je ressemble ainsi au dernier des sujets du sultan !

LE CADI

Le vizir !

LE VIZIR, se jetant sur un divan.

Des mets savoureux... une femme charmante !... Ah î je suis un heureux mortel !

LE CADI, qui est arrivé près de lui.

Vous êtes un homme perdu !

LE VIZIR, Stupéfait.

Hein ? •

LE DOCTEUR, même jeu.

Un homme mort !

LE VIZIR

Tous deux ici ! qu'eat-ce que cela signifie ?

LE CADT.

Cela signifie que nous avons été attirés par cette sirène dans un horrible piège et qu’elle va nous livrer au terrible corsaire Fermuck-Khan !

LE VIZIR

Fermuck-Khan! Mais c’est infâme! c’est un affreux guet-apens... (Allant à gauche.) Ah ! cette porte,., fuyons...

LE DOCTEUR

Impossible ! toutes les issues sont gardées !

LE VIZIR

Quand je songe que je suis venu ici tout seul et sans armes !

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