UNE FEMME ESCLAVE
Par vos danses, par vos chants , Tendre famille , heureux enfans,
A nos maîtres bienfaisans, Comme nous offrez votre hommage.
LE C H (E U R
Oublions , etc.
T E L A S C 0 , en se levant.
Qu'ils sont heureux ! la joie est dans leur cœur; Li'ame de Télasco par le mallieur flétrie , N'est ouverte qu'à la douleur.
J'ai perdu mon époux , nous sommes sans patrie," Vous seul pouvez encore m'attacher à la vie.
TELASCO
Cher^iméo! mon iils • entre mes bras.
Mes yeux t'ont vu frapper d'un coup mortel.
Hélas l Quel souvenir, et quel destin funeste l TELASCO.
L'épouse de mon fîls , Zulma , seule me reste.
Pour partager vos maux.
TELASCO
Les Espagnols cruels Ont livré l'Amérique aux horreurs de la guerre. L'humanité^ ce don fait à la terre, Pour réunir tous les mortels , A nos tyrans est étrangère.
Opéra.
Elle commence enfin à leur parler :
Dom Carlos, gouverneur de cette colonie,
Par ses bienfaitsaime à se signaler , Adoucit l'esclavage; et sa fille Amélie , Sensible comme lui , cherche à nous consoler.
Un Espagnol être sensible !
Un Espagnol J mais il m'est impossible D'entendre ce nom sans frémir.
Votre cœur généreux n'est pas fait pour haïr ,' C'est un sentiment si pénible î
Puis-je de Télasco perdre le souvenir ?
(0/2 entend un coup de canon ; les esclaves sortent, )
Ces salves de canon présagent l'allégresse , Du retour d'un vaisseau dès long-tems désiré.
TELASCO
Eh que m'importe ! en proie à la tristesse J Des humains , pour jamais, je me crois séparé. Toi seule encor peut m'ôtre chère.
Le gouverneur paraît : éloignons-nous , mon père.'
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