SCÈNE IV
ZIMEO , VALCOUR , enchaîné ; SAUVAGES , armés de Jlkhes.
(^Marche des Sauvages , qui amènent Valcour enchaîné. ) VALCOUR, à pan.
JLiOlN d'Amélie, hélas ! faut-il que je périsse î
De l'astre qui nous luit réterneïle justice ,
Pour te puqir , arme nos bras !
Tremble, tu vas mourir.
VALCOUR
Frappe , ne pense pas Que mon ame intrépide et fîère , Tremblante à tes pieds , sur mon sort | Pour conserver mes jours , s'abaisse à la prière. Un guerrier, un Français, sans pâlir , voit la mort ZIMEO.
Toi , Français ?
VALCOUR
Oui , je le suis , j'en fais gloire.
Je croyais les Français humains et généreux, Et tu sers nos tyrans ! et tu combats pour eux ? Leurs crirats sont les tiens.
VALCOUR
Ah \ garde-toi de crgire
Que j'approuve des maux dont mon cœar a gémi : Du nombre affreux de leurs victimes,
Les Espagnols eux-mêmes ont frémi ; Ils veulent, par la paix, réparer tous leurs crimes^
C'est à ce prix que je suis leur ami.
L'ami de ces cruels est aussi leur complice;
( Aux- Sauvages. )
Il mérite la mort. Je dois de son supplice Prévenir tous nos chefs , et bientôt avec vous ,
Je reviens pour ce sacrifice.
Qu'on l'enchaîne à l'autel^ et sur lui veillez tous.
( Ziméo sort, )