‹ ZiméoChapitre 36 sur 39 · CHŒUR DES TROUPES · texte numérisé non relu

CHŒUR DES TROUPES

icToiRE ! victoire! victoire!

Dom CARLOS, anx troupet.

Que j'aime à partager ce triomphe avec vous l Vos jours sont conservés ; c'est le prix le plus dou:^ Que puisse nous donner la gloire,

( A Ziméo, )

approche , malheureux ; vois les excès d'horreur Des compagnons de ta rege inhumaine.

J'avais armé leur bras vengeur; Les lâches ont trahi mon espoir ; mais ma haine

S'itrite à Taspect d'un tyran; Mais ma fureur égale mon courage ,

Et mon seul regret, en mourant.

Sera de ne pouvoir t'immoler à ma rage,

Dom CARLOS.

Barbare !

Ne crois pas ainsi me faire outrage , Et laisse aux Espagnols ce nom bien mérité.

Un peuple hospitalier, qu'ils ont nommé sauvage, Leur fait , avec franchii-e , un accueil de bonté , Et , pour prix, les ingrats lui donnent l'esclavage. Violent tous les droits de l'hospitalité , Trahissent l'amiiié , l'honneur , l'humanité. De leur ame au crime endurcie , La cruauté , la pi. : adi*» , Quand on devait nous protéger.

Met sa gloire h nous égora^er , Dans des tonrmens affreux nous arrache la vie. -Ah î si j'ai supporté les maux de ma patrie, C'est dans l'espoir de la venger,

C'est au Ciel seul qu'appartient la vengeance ; Le Ciel est juste , et sa puissance. .. .

Diffère trop à te punir.

Je venais t'enlever une épouse chérie, Qui , dans tes fers honteux , est contrainte à gémir ; Mais les tyrans sont chers aux Dieux de ta patrie , Puisqu'ils t'ont protégé.

Dom CARLOS.

Crois-tu donc obtenir Ma clémence et ta grâce , en ni'accablant d'outrages ?

Une grâce de toi • non , non , je veux la mort. Dom CARLOS.

Dans les fers, loin du jour , tu traîneras ton sort, Et bientôt tes monstres sauvages Eprouveront l'effet de mon courroux.

Opéra, 47

De tes forêts l'abord inaccessible

Ne sera plus un obstacle pour nous; J'irai leur y ravir ma fille et son époux. A l'amour paternel il n'est rien d'impossible.

Ta fille -^ ce Français J ... .

Vom CARLOS.

Parle. . . achève. . . dis-moi. . 7

Tous deux dans l'esclavage , ils sont perdus pour toi.

Infortunés 1

Leurs jours étaienten ma puissance ^ Et mon cœur s'est laissé fléchir.

Signale ta reconnaissance ; Sois Espagnol , fais-moi mourir.

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