SCÈNE I X et derniers
Les mêmes, VALCOUR, TELASCO, AMELIE, OFFICIERS espagnols et français ; SAUVAGES, qui portcni des branches d^ arbres ; ESCLAVES.
( Tous les Sauvages arrivent à la suite de Télasco, Valcour et Amélie, )
TELASCO, à dom Carlos , en montrant Vaîcour»
J E VOUS rends ce héros ; je vous l'avais promis.
A M E L I £ , à dom CcitIos.
Mon père • entre vos bras que ma faute s'oublie.
Dom Carlos, à T'ukcur.
Mon ami ! ma chère Amélie !
SEXTUOR, auquel se joint le Chœur.
Dom CARLOS, AMELIE, VALCOUR.
Nous sommes réunis ,
O momens pleins de charmes .'
ZULMA, Zl M EO, TELASCO,
Tous nos maux sont finis j Oublions nos alarmes.
TOUS
î^ous sommes re'unîs, Qubiigns nos dlaimcs^
Opéra. 5i
Z I M E O, montrant dom O'ilos.
Je dois à mon vainqueur La liberté , lépouse la plus chère.
A M E L ï E , à Telasco. Vous me rendez un père.
V A L C O U R , à Ttlasco.
Je vous dois mon bonheur.
TELASCO
J'ai satisfait mon cœur.
Dam C A R L O S , À Amélie.
Ma fille !
TELASCO, à Ziméo.
Mon cher fils.
TOUS
Tous nos maux sont finis, Oublions nos alarmes; Nos cœurs sont attendris , Laissons couler nos larmes.
VALCOUR , à dom Carlos en lui montrant les Sauvages» Vous voyez dans leurs mains les signes de la paix.
(^ Montrant Télasco,) De notre bon vieillard elle est aussi l'ouvrage.
Dom C A R L O S , à Téîasco.
Ah ! combien je te dois ! mes vœux sont satisfaits,
TELASCO, à dom Carlos.
four rester ennemis, nos cœurs n'étaient pas faits»
AMELIE, à dom Carlos et à Télasco, Les bienfaits ont formé la chaîne qui vous lie; Les cœurs reconnaissans , sensibles, généreux. Quel que soit leur pays , ont la même patrie;
Les médians seuls sont étrangers pour eux. /
Qu'un même sentiment d'honneur et de justice , Sous l'empire des lois ^désormais , nous unisse , Et de nous tous fasse un peuple d'heureux.
Z I M E O , détachant àe son col vue chaîne d'or , et la donnant à dom Carlos,
De notre loyauté daigne accepter ce gage, 11 te rappellera l'estime , l'amitié,
Dont avec toi, pour jamais un Sauvage Dans ses bois veut rester lié; Et si , par malheur, ta faiblesse Se laissait entraîner à trahir ta promesse , Regarde ce colier, d'un ami souviens-toi, Et demande à ton cœur s'il peut trahir sa foi. Dom CARLOS, prenant le colier.
J'accepte ton présent; il me flatte et m'honore; De tous les biens que nous donne la paix , L'amitié pour nos cœurs est le plus cher encore. C H (E U R.
Aimable et douce paix , Si long-tems désirée , Viens sur nous verser tes bienfaits , Piépare tous les maux que la discorde a faits. Console la terre éplorée ; Tu rends aux femmes leurs époux ,
Leurs eufans à leurs mères ; Les humains j tous amis et frères.
Sont unis des nœuds les plus doux j L'Amour te doit ses jours prospères.
Fille du ciel , aimable piax !
Dans nos cœurs règne à jamais.,
ÏI JN.