CHEZ M. MAXIME DU CAMP
M. Maxime Du Camp. — Monsieur, je n'ai pas lu vos livres, je ne lis pas de romans, je ne lis que des études sociales ou les registres des maisons de charité. J'ai bien, il est vrai, écrit, dans le temps, un livre sur Paris...
M. Zola. — Mais c'est à ce titre que je viens solliciter votre suffrage. Votre livre s'appelle : Paris, ses organes et ses fonctions. N'ai-je pas écrit le Ventre de Paris ? Et le ventre est un organe, et ce qui s'y passe sont des fonctions ! Nous sommes donc confrères, monsieur ' Et vous avez écrit les Convulsions de Paris, n'est-ce pas 7> Eh bien, moi aussi, j'ai parlé d'émeutiers, plus ou moins graciés, qui reviennent.
Vignette de Robida, pour les Visites de M.Zola. (La Vie Parisienne, n août 1888.)
ment, un Alphonse corrigeant sa marmite, — cartonnage mouvant comme on en vit tant, alors.
La caricature triomphait, exultait. M. Paul Ginisty nous donne
les raisons, de cette popularité subite.
« Tant que Zola s'était borné à son oeuvre de romancier, le silence de la caricature fut rarement