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peuvent disparaître, au contraire les deux tentacules, à l’état de repos, sont invisibles et roulés chacun dans une vaste poche, surmontant les yeux et s’ouvrant entre les bras ventraux et latéraux (fig. 551).
Chacun des bras constitue une pyramide triangulaire effilée : c'est la face tournée vers la bouche qui porte les ventouses. Le long des deux bords de la face regardant la
Fig. 552.
La couronne brachiale de la sèche mâle, de grandeur naturelle, vue par la face ventrale. La bouche est au centre (d’après Jatta).
bouche règne une membrane onduleuse, soutenue çà et là par des tigelles musculaires, qui circonscrit la surface cupulifère.
Les bases des huit bras sont, en outre, reliées par une membrane palmée, courte, triangulaire, qui ne fait défaut qu’entre les deux bras ventraux.
On a l’habitude de numéroter les bras en commençant par les dorsaux qui ont le numéro 1 ; les deux latéraux 2 et 3; les ventraux, 4.
Chez Sepia officinalis les huit bras sont à peu de chose près de la même dimension, la quatrième paire étant cependant un peu plus forte et pourvue d’une légère crête
Z 0 0 i;<) GIE DESCRIPTIV E
membraneuse (fig. 55:2). L'animal au repos rassemble ses bras de manière à surmonter la bouche d'une sorte de cône aigu. On doit enfin noter que les bras ventraux ne sont pas tout à fait semblables chez le mâle et chez la femelle (fig. 553).
Les tentacules sur un animal conservé sont à peu près aussi longs que l'animal tout entier; sur le vivant ils sont
Fig. 553.
La couronne brachiale de la sèche femelle ; de grandeur naturelle
(d’après Jatta).
élastiques et en extension complète, dépassent cette longueur. Leur section est ronde ou un peu elliptique; ils se renflent à leur extrémité en une sorte de massue aplatie, en forme de fer de lance (fig. 554) : la palette tentaculaire; elle supporte les ventouses qui sont entourées par des membranes minces ; sur l'un des cotés^cette bordure est plus développée et porte, comme celle des bras, des t i gel Les musculaires de différentes tailles, où se fixent des ventouses.
Les ventouses tentaculaires sont de tailles diverses ;
DEC APODE
L A SECH E
celles de la base et de l’extrémité sont fort petites ; celles des bords dans la région moyenne sont mélangées de petites et d'autres un peu plus grandes ; enfin, au milieu, on voit sur deux rangées huit ventouses beaucoup plus grandes, dont deux surtout sont énormes (fîg. 554).
Musculature des bras. — Sur la coupe de l'un des bras ventraux (fig. 555) l’on peut voir la disposition des fibres musculaires. L’axe elliptique du bras est entouré de trois triangles de tissus plus ou moins mous et le tout est recouvert par le tégument commun P.
L'axe est creux et, dans sa cavité, court un cordon nerveux dont la coupe N rappelle celle de la moelle épinière des Vertébrés. Autour de ce canal
nerveux est un feutrage de fibres . dirigées dans tous les sens (F. ax .), mais dont les faisceaux principaux se dirigent radialement vers la périphérie, ils passent alors entre des paquets, fort régulièrement distribués, de fibres longitudinales (L. p.), séparés les uns des autres par des cloisons trabéculaires ( c . tr.). Au-dessus deux couches musculaires circulaires enveloppent complètement l’axe du bras (cir. 1, cir. 2) et sont séparées par une couche fibreuse intercalée. De nombreuses fibres
Fig. 554.
Palette tentaculaire de la sèche, de grandeur naturelle (d’après Jatta).
Fig. 555.
Coupe transversale d’un bras de Sèche, grossi environ 15 ibis.
Cire. 1, Cire. 2, couches de fibres musculaires circulaires. — Cr. (en haut), croisement des fibres. — Cr. (en bas à gauche), cartilage. — L. g. , fibres musculaires longitudinales. — F. ax., feutrage axial de fibres. — c. tr., cloisons tubéculaires. — N., nerf médian. — r., vaisseaux. — P., peau. — Sp., pédoncule de la ventouse à fibres spiralées. — V., ventouse.
centrales, perforant la gaine circulaire, vont se répandre