‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 33 sur 168 · ZOOLOGIE D E S C R T P T I V E · texte numérisé non relu

ZOOLOGIE D E S C R T P T I V E

face inférieure, trois protubérances, qui résultent de la fusion de trois paires de ganglions. La protubérance antérieure (protocérébron,, de Viallanes) émet : 1° le nerf optique qui se termine dans le pédoncule oculaire par un bulbe ; 2° le nerf oculo-moteur naissant en dehors du précédent. La protubérance moyenne ou deutocérébron, fournit latéralement un nerf tégumentaire pour les téguments voisins et inférieurement le nerf antennulaire, qui contient des fibres auditives. De la protubérance postérieure ou tritocérébron partent en avant le nerf antennaire, en arrière les connectifs péri-œsophagiens qui relient le cerveau au ganglion sous-œsophagien.

Celui-ci résulte du rapprochement et non de la fusion de cinq paires de ganglions. Selon Krieger, il émet dix paires de nerfs dont six inférieures et quatre supérieures, se rendant aux pièces péri-buccales et aux appendices branchiaux qui en dépendent.

Une paire de ganglions (la sixième) plus petite, est rapprochée de la précédente.

Viennent ensuite cinq gros ganglions thoraciques, représentés chacun par une paire de ganglions accolés et reliés par une double commissure. Chaque paire envoie deux nerfs antérieurs aux membres thoraciques et deux nerfs postérieurs plus tins, se ramifiant dans les muscles voisins.

Les cinq premiers ganglions abdominaux, également doubles, innervent à leur tour les fausses pattes et les muscles, ces derniers recevant, en outre, une branche supplémentaire de la commissure. Quant au 6e ganglion abdominal (ganglion anal), plus gros que les précédents, il montre trois renflements, dont un médian et deux laté-

THORACOSTRACÉS . — L’ÉCREVISSE 135

raux. 11 fournit en arrière cinq paires de nerfs qui rayonnent jusqu’aux lamés caudales et un nerf impair médian qui se bifurque en se rendant au rectum et à l’anus.

Pour découvrir le système nerveux dans le thorax, il faut enlever la voûte du canal sternal formé par les apodèmes et qui protège la chaîne nerveuse ; au niveau de l'abdomen, il suffit d’enlever les muscles fléchisseurs.

Système stomato-gastrique. — Vers le milieu des connectifs du collier œsophagien, est un petit ganglion œsophagien qui fournit : 1° le nerf postéro-latéral aboutissant à la partie postérieure de la paroi stomacale ; 2° le nerf œsophagien ou mandibulaire innervant la mandibule ; 3° les racines paires du nerf stomato-gastrique.

Ces deux racines inférieure et supérieure, après l’émission de filets pour l'œsophage et les muscles du labre, s’unissent sur l’estomac à leurs homologues du côté opposé pour former le nerf stomato-gastrique. Celui-ci se renfle sur l'estomac en un ganglion fusiforme, puis se continue jusqu’à la paroi postérieure du sac gastrique, envoyant des branches au foie et probablement au cœur.

Pour l'étude de ce système, Mocquard 1 conseille d'employer, en disséquant, une solution alcoolique de biclilorure de mercure, que l’on pose au moyen d’un pinceau pour opacifier les nerfs. Cari Vogt et Yung2 indiquent un long traitement dans la liqueur de Müller qui colore les tissus en brun, tandis que les nerfs gardent une teinte plus claire.

1 Mocquard. Recherches anatomiques sur l'estomac des Crustacés podophtalmaires. Ann. sc. nat. Zool., 1883.

2 C. Vogt et Yung. Anatomie comparée, t. II.

Organes des sens. — Le tact est exercé par les poils disséminés un peu partout sur les antennes, les palpes maxillaires, les lames caudales et autres appendices du corps.

Fig. 367.

Aslcicus fluviatilis. — Organes de l’olfaction et de l’audition

(d’après Huxley).

A, antennule droite vue du côté interne. — B, portion grossie de l'cxopode. — C, appendice olfactif de l’cxopode 1 vu de face et 2 vu de côté. — D, sac auditif détaché et vu en dehors — E, poil auditif. — F, extrémité libre du même plus grossie. — a, poil olfactif. — b , soie. — sj), épine de l’article basilaire. — en., endopode. — ex., exopode. — au., sac auditif. — o., son orifice externe. — a. s., poils auditifs. — n.n.', nerfs. — r, crcte.

Les poils olfactifs (fîg. 367), localisés à la face inférieure des articles de l’exopode des antennules, sont groupés en petites touffes de 4 à 6. Plus gros et plus courts que les autres poils, ils se composent d’une portion cylindrique, le manche, et d’une portion aplatie, la lame.

THORACOSTRACÉS.

— l’écrevisse

celle-ci tantôt tronquée, tantôt terminée par une papille. Le contour est double ; l'intérieur granuleux.

D'après Lemoine, le goût siégerait sur le labre qui porte des poils très fins

L'audition (tig. 367) est assurée par un sac auditif (otocyste), renfermé dans l’article basilaire de l’antennule et s'ouvrant à l’extérieur par un orifice plus haut décrit. Ce sac, ovoïde et demi-transparent, à parois délicates et consolidées par un repli chitineux de la cuticule invaginée en ce point, est rempli d’eau et de mucosité, tenant en suspension des particules sableuses (otolithes). Il offre un revêtement interne de soies auditives, barbelées et parcourues par une matière granuleuse, nerveuse qui, provenant du nerf auditif, se renfle en une masse ovoïde vers l’extrémité libre. Ces soies forment une double rangée le long d’une crête courbe qui occupe la paroi inférieure et postérieure du sac. Leur fonction est de recueillir les vibrations sonores, transmises par l’eau aux otolithes. Quant au nerf auditif, il pénètre à l’arrière du sac dont il suit la face inférieure en envoyant de fins ramuscules à la base de chaque soie.

Ces ramuscules peuvent s’étudier après emploi, pendant une heure, d’une solution d’acide osmique à 0,5 p. 100.

L'œil est supporté par un pédoncule oculaire (ophtalmite) bi-articulé (fig. 361 , A), mobile sur sa base de haut en bas et de dedans en dehors. L’article basilaire est incrusté de sels calcaires, tandis que le terminal est revêtu de chitine qui s’amincit et devient transparente en avant de l'œil où elle se transforme en une cornée. Celle- ci, à faces sensiblement parallèles, se divise en petites facettes ordinairement carrées par des lignes faiblement marquées.

L'œil, proprement dit, est un œil composé ou à facettes dont on peut bien étudier la composition sur les individus venant de muer. Dans ce cas, il est assez facile de fixer les éléments par l’acide chromique ; après un séjour de deux ou trois jours, on durcit à l’alcool (G. Vogt et Yung).

Fig. 368.

Astctcus fluviatilis . — A, section verticale du pédoncule oculaire et B, portion du même montrant l’appareil visuel plus fortement grossi (d’après Huxley).

a, cornée. — ô, zone sombre externe. — c, zone blanche externe. — d, zone sombre moyenne. — e, zone blanche interne. — f, zone sombre interne. — c/’., cônes cristallins. — g , ganglion optique. - — op., nerf optique. — sp, fuseaux striés.

Si on opère sur un œil muni de sa chitine, il faut au préalable décalcifier celle-ci.

Par le système des coupes ou par dilacération à l’état frais dans le sang même de l’animal et après action d’un fixatif, on voit que l'axe du pédoncule oculaire est occupé par le nerf optique qui se termine par un bulbe (fig. 368, A) composé de cellules fusiformes et étoilées. La moitié supérieure du bulbe contient beaucoup de pigment et forme la zone sombre interne. En dehors de celle-ci (fig. 368, B)

viennent successivement les zones blanche interne, sombre moyenne, blanche externe et sombre externe. L’espace qu’elles occupent présente des bâtonnets visuels aussi nombreux que les facettes de la cornée ; chacun part de la surface antérieure du bulbe et forme d’abord un fuseau strié transversalement, à quatre faces, transparent, placé dans la zone sombre movenne. Ce fuseau se rétrécit au niveau de la zone blanche externe et, dans le parcours de la zone sombre externe, se modifie en un cône cristallin transparent, vitreux, en forme de pyramide dont la base quadrangulaire s’appuie contre la cornée. Chaque bâtonnet est enveloppé d’une gaine pigmentaire brun foncé, que l'on décolore ou éclaircit par une solution concentrée de potasse caustique.

Tube digestif. — La bouche conduit dans un œsophage

Astaciis fluviatilis. — Section longitudinale verticale du tube digestif avec le profil du corps (d’après Huxley).

a., anus. — ag , muscles gastriques antérieurs. — bd, orifice gauche de la glande digestive. — cg. sillon cervical. — cœ., cæcum. — cpv, valve eardiopylorique. — es, sac cardiaque (le pointillé circulaire indique la position du gaslrolithe) . — hg, intestin postérieur. — Ib, labre. — It, dent latérale. — m, bouche. — mg, intestin moyen. — mt, dent médiane. — œ., œsophage. — pc, apophyse procéphalique. — pg , muscles gastriques postérieurs. — ps, portion pyloriquc de l’estomac. — r, saillie annulaire indiquant le commencement de l’intestin postérieur.

(lig. 369) large, court, dirigé verticalement et aboutissant dans l’estomac (fig. 371) qui occupe la presque totalité de

la tête. Un étranglement divise l’estomac en deux chambres, l'une spacieuse, arrondie, antérieure (sac cardiaque), l’autre dirigée en bas et en arrière (sac pylorique) et de laquelle part l'intestin, sensiblement tubulaire et de même diamètre sur son parcours, sauf dans la région terminale

Astacus fluv'atilis. — Coupe transversale de l’œsophage

(d’après Yung).

A, montrant deux glandes salivaires. — R, montrant la disposition de ces glandes

autour de l’œsophage.

ou il s’élargit un peu. Il court droit en arrière pour aboutir à la face ventrale du telson sous forme d'un anus longitudinal.

L’œsophage est doublé d’une couche chitineuse résultant de l’ invagination de l’exosquelette ; cette invagination cesse brusquement au niveau du pylore. Une coupe transversale (fig. 370), après action de l’acide picro-sulfurique,

T H 011 ACO ST 11 AGES. — L’ÉCREVISSE lil

montre, au-dessous de la cuticule, un plan de cellules cliitinogènes cylindriques, puis une couche membraneuse avec éléments conjonctifs et musculaires, ainsi que des glandes dites salivaires.

Celles-ci, de même nature que celles du labre et des mâchoires, d’aspect pyriforme ou ovoïde, se composent de cellules cylindriques avec protoplasma finement granuleux et noyau ovale. Ces cellules constituent des groupes ayant chacun un canalicule ; ces canalicules débouchent dans un canal axial qui, traversant la cuticule, s’ouvre dans l'œsophage sous forme d’un point blanc.

Dans l’estomac, la chitine s’épaissit et même se calcifie par places en produisant un système compliqué de pièces triturantes et appelé moulin gastrique par Huxley, tandis que le revêtement chitineux de la chambre pylorique forme le filtre (fig. 37 4 et 373).

Le moulin gastrique consiste

Astacus fluviatilis. — Ensemble de l’organisation d’un mâle (d’après Vayssière).

s.c., sillon cervical. — A. s., branchiostégite gauche. — v , glande verte de droite. — 7i\, estomac. il/., muscles abducteurs de la mandibule. — h , glande digestive. — Ar., branchies de droite. — T, lobe antérieur du testicule. — c. d., canaux déférents. — intestin. — o. a., artère

ophtalmique. — a.a., artères antennaires — A.a., artère hépatique. — c, cœur. — a.abd ., artère abdominale. — t., telson. — /., lobes latéraux de la queue.

en pièces les unes simplement chitineuses, les autres calcifiées. Parmi celles-ci (ossicules), on distingue sur le milieu dorsal du sac cardiaque Yossicule cardiaque (Huxley) ou pièce mésocardique (Mocquard), barre transversale se terminant en arrière par une portion flexible c x qui aboutit à une petite poche dessinée par la paroi dorsale de l’estomac. Cette portion flexible s'articule avec la dent médiane courbée en avant, bifurquée au sommet et prolongée en arrière dans la petite poche où elle s’articule avec Yossicule prépy torique qui, à son tour, se relie à une barre transversale médiane (ossicule pylorique) située dans la paroi dorsale du sac pylorique.

L’ossicule cardiaque s’unit , d’autre part, à l’ossicule pylorique par ses extrémités latérales présentant chacune un ossicule ptérocardiaque courbe et articulé à Yossicule zygocardiaque , pièce courte, large, concave latéralement, se dirigeant en haut et en arrière jusqu’à l’ossicule pylorique.

A son côté interne, l’ossicule zygocardiaque présente une rangée de dents latérales , transversales, aiguës, constituant une surface broyante de chaque côté et au-dessous de laquelle est une petite dent supportée par une plaque velue faisant partie de la paroi latérale du sac cardiaque.

Cet appareil triturant est mû par quatre muscles robustes dont deux s’attachent d’une part à l’ossicule ear-

Fig. 372.

Astacus fluviatilis. — Ossicules gastriques (d’après Huxley).

c., ossicule cardiaque. — u.c., apophyse urocardiaque et t. convexités sur la surface libre de son extrémité postérieure, — p.p., ossicule prépylorique. — m.t., dent médiane. — p., ossicule pylorique. — l.t. , dent latérale. — z.c., ossicule zygocardiaque.

— l’ ÉCREVISSE

diaque, et d'autre part (fig. 365 et 369), aux apophyses procéphaliques (pièces calcifiées, aplaties, situées de chaque côté de la base du rostre) ; les deux autres s’insèrent à la fois à l'ossicule pylorique et aux pièces postéro-latérales, et, d'un autre côté, à la face interne de la carapace dans

Fig. 373.

Astacus fluvialilis. — Section longitudinale de l’estomac

(d’après Huxley)

e., ossicule cardiaque. — cœ ., cæcum. — c.;;.?', valve cardiopylorique. — c.s., surface en forme de coussin. — hçj, intestin postérieur. — hp, ouverture droite de la glande digestive. — l.p. , poche latérale. — L/., dents latérales — m.ÿ., intestin moyen . vi. L, dent médiane. — < rs ., œsophage. — js., ossicule pylorique. — p.c ., ossicule ptérocardiaque. — p.p ., ossicule prépvlorique. — u.c ., apophyse urocardiaque. — v.‘, valve pylorique médiane. — r.2, valve pylorique latérale. — x, position du gastrolithc. — z.c., ossicule zygocardiaque.

la partie postérieure de la tête. La contraction et le relâchement alternatifs de ces muscles écartent ou rapprochent les ossicules et les dents.

Le filtre est produit par la disposition particulière de la chitine dans l'estomac pylorique. La communication des deux chambres stomacales, rétrécie par l’étranglement en ce point des parois de l’estomac, est limitée par deux plis latéraux et, en bas, par une saillie conique.

En outre de ces parties hérissées de poils qui s’opposent à la circulation des matières non tenues, le revêtement chitineux, au niveau du pylore où il cesse, forme cinq valves symétriques et disposées à arrêter un retour dans l’estomac des matières qu’elles ont laissé déjà introduire dans l’intestin. De ces valves. Tune est médiane supérieure, les autres sont latérales deux à deux h

Au-dessous de la cuticule, dans le sac cardiaque, sont

deux disques calcaires (yeux d’écrevisse ou gastrolithes) qui s'accroissent jusqu'à l’époque de la mue (fig. 373 et 374).

Ils tombent avec la cuticule et sont digérés de manière à fournir à la nouvelle cuticule les particules calcaires qui la solidifient. Le gastrolithe est une production cuticulaire à face interne lisse, à face externe rugueuse, composée de minces couches superposées et dont les externes sont plus denses et plus dures que les internes.

Sous le revêtement chitineux, l’estomac a une paroi propre, consistant en une membrane pâle et molle qui contient des fibres conjonctives et musculaires. Elle se continue sur l’intestin.

Celui-ci comprend un intestin moyen et un intestin postérieur. A l’origine du premier, de nature endodermique et dépourvu par suite de chitine, la paroi dorsale s’évagine

Fig. 374.

Gastrolithe , A, vu en dessus.

B, vu de côté.

1 Pour plus de détails sur les pièces gastriques, voir Mocquard, Estomac clés Crustacés podophtalmaires . Ann. sc. uat. Zool., 1883.

THORACOSTR A CES.

— l’écrevisse

en cæcum, tandis que latéralement s’ouvrent les deux canaux biliaires ou pancréatiques. En arrière du cæcum commence l'intestin postérieur reconnaissable aux six plis longitudinaux qui courent jusqu’à sa terminaison en tournant légèrement en spirale ; ces plis sont recouverts de chitine (fig. 373).

Glande digestive. — Elle consiste (fig. 371) en deux masses jaune brun, situées de chaque côté de l’intestin, dans le céphalothorax, et trilobées. Chaque lobe se compose de cæcums aboutissant à autant de canalicules, lesquels convergent vers le milieu du bord interne de chaque masse pour former un canal collecteur s’ouvrant dans l’intestin moven.

Les cæcums ont une mince paroi externe composée de fibrilles musculaires et de grandes cellules rectangulaires transparentes, et un endothélium dont les cellules sont les unes des cellules- ferments, plus foncées et ayant des concrétions irrégulières d’une substance brun opaque, les autres des cellules hépatiques, plus claires et contenant des globules graisseux brun jaunâtre que noircit l’acide osmique.

Le produit jaune de la sécrétion étant plutôt un suc pancréatique que biliaire, cette glande est actuellement considérée comme l’homologue du pancréas.

Pour l’étudier, on le soumet pendant une demi-heure au plus dans une solution concentrée de sublimé dans l’eau ou l'alcool, pour éviter qu’elle ne devienne friable ; puis on la durcit par l’alcool absolu ou à 90° (Frenzel).

Appareil circulatoire. — Incolore ou légèrement

ZOOLOGIE SCRIPTIVE. — II.

bleuâtre, car il contient un peu d’hémocyanine, le sang tient en suspension des corpuscules incolores et amæboïdes dont le gros noyau se colore très nettement par les solutions carminées (tig. 375).

Pour étudier cet appareil, on enlève la paroi dorsomédiane du thorax ; on découvre ainsi le sinus péricardique qui entoure le cœur et on pique soit celui-ci, soit

le sinus, pour injecter de

la gélatine au chromate de plomb ou au bleu soluble, après avoir chaude l’animal à 30° C.

Le cœur à parois musculaires épaisses, à contour hexagonal, est retenu aux parois conjonctives (fig. 376) du sinus par six bandes de tissu fibreux dont quatre partent des deux angles latéraux et deux des deux angles postérieurs ; il est en outre maintenu en place par les artères qu’il émet de ses angles postérieur et antérieur.

De l’angle postérieur partent (fig. 371 et 377) :

1° L’aorte postérieure (artère abdominale supérieure) qui parcourt l’abdomen au-dessus de l'intestin en fournissant une branche par somite ;

2° L’artère sternale qui, née d’une dilatation commune avec la précédente, descend verticalement à droite ou à gauche de l’intestin, traverse la chaîne nerveuse et se subdivise en deux branches :

Fig. 375.

Astacus fluviatilis. — Corpuscules du sang (d’après Huxley).

1-8, changements' subis par un corpuscule pendant un quart d’heure, — n., noyau, — 9 et 10, corpuscules tués par le carmin qui teinte fortement leur noyau.

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