‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 42 sur 168 · B G A 1> ODES B II A G H Y U H E S · texte numérisé non relu

B G A 1> ODES B II A G H Y U H E S

LE G il AB E

l’épipodite du 3° maxillipède qui par ses mouvements commande la pénétration de l’eau et fait fonction d’une valve.

Quant à l'ouverture de sortie de chaque chambre, elle est placée à l'extrémité antérieure d’une sorte de gouf-

Organisation générale du Carcinus femelle (d’après Vayssiére).

o’., lobe postérieur de l’ovaire. — H, lobe antérieur et médian de la glande digestive — H’, lobe postérieur de la môme. — E., estomac. — o.«., artère céphalique. — a. a., artères antennaires. — abd., artère abdominale supérieure. — s t., artère sternale. — br., br.\br.'\ C,;, 7e et 8e branchies gauches. — va , vaisseaux afférents.

tière (canal efférent) qui vient s’ouvrir le plus souvent en avant de l’angle de la bouche ( Carcinus marnas, Cyclométopes, Oxyrhynques).

Les branchies sont des phyllobranchies, organes foliacés comparables à ceux des Palémons et différents des branchies pennées de l’Lcrevisse. L'axe central de la branchie en effet, au lieu de supporter plusieurs séries de

filaments grêles, soutient seulement deux rangs de larges lamelles aplaties et attachées aux côtés opposés de la tige. Ces lamelles décroissent graduellement de haut en bas, à partir du point où la tige est fixée ; elles sont empilées comme les feuillets d’un livre 1 .

Le nombre des branchies est généralement de 18, 9 par chambre. Il n’y en a que 8 dans le Garcinus mœnas où elles sont distribuées ainsi qu’il suit :

La lre sur le 1er maxillipède La 2e — 2e —

Les 3e et 4e 3e —

Les 5e et 6e 1er thoracique

La 7e — 2e —

La 8e — 3e —

Organe rénal. — Il ne diffère pas de celui des Macroures.

Organes génitaux males. — Le mâle diffère de la femelle par un abdomen triangulaire et non ovalaire, formé de 4 segments au lieu de 6, par la présence seulement des deux premières paires de fausses pattes transformées en organes de fixation pendant la copulation, enfin par la place occupée par les orifices sexuels.

Les glandes mâles (fig. 391) sont situées au-dessus du tube digestif, derrière l’estomac, et au-dessous du cœur, comme dans les autres décapodes.

Elles consistent en une portion glandulaire blanc de lait, ayant l’aspect d’un tube long et cylindrique, sinueux, paraissant mamelonné et formant une masse multilobée,

1 Huxley. L'Ecrevisse.

DECAPODES BRACHriTRESA

LE CRABE

à laquelle succède un canal déférent partiellement glandulaire.

Celui-ci présente sur son parcours, dans quelques genres, une dilatation séminale ; à sa partie terminale, qui est plus épaisse et plus musclée, il peut se prolonger au delà de l'orifice externe en se renversant comme un doigt de gant, devenir turgide et constituer une véritable verge ( Carcinus ) qui sort de l’orifice situé sur l’article

basilaire de la 5e patte thoracique. Cet orifice est quelquefois placé sur le plastron sternal lui-même, dans la portion formée par le dernier anneau du thorax (Catométopes).

tube anLéi'içjjj'

..pocAc,

’capulatrico-

— ouloc

< ube postdrieiw

Appareil femelle du Maia sqainado (règne animal).

Organes génitaux femelles1.

— Les ovaires comprennent quatre tubes cylindriques (fi g.

400), de même diamètre sur toute leur longueur et terminés en cul-de-sac. Ils sont placés longitudinalement, deux de chaque côté, l'un dirigé en

avant, l’autre en arrière. Les deux antérieurs, d’abord écartés, décrivent une grande courbure, se rapprochent, s'unissent par un tube transversal court et de même nature qu’eux, puis s’écartent pour se diriger chacun en dehors vers la 3e patte thoracique. Les deux tubes postérieurs, à l’origine intimement unis entre eux et repo-

* Milne-Edwârds. llist. nat. des Crustacés , t. 1, p. 170.

sant sur l’intestin, se séparent bientôt et vont sous le cœur se réunir respectivement aux deux précédents.

Les oviductes, qui leur font suite, ont la même apparence que les ovaires ; ils se dirigent en bas et, après un court trajet, se rendent en une vaste poche copulatrice. Les vulves occupent le plastron sternal ; elles s’ouvrent sur le troisième sternum thoracique et sont cachées par l'abdomen.

Développement h- — Sauf quelques rares exceptions, les Brachyures (fig. 401) sortent de l’œuf au stade zoéen. La zoé, de forme un peu ovale, comprend un bouclier céphalo-thoracique qui recouvre la partie antérieure du corps et un long abdomen. Le bouclier est pourvu de quatre épines dont deux latérales, une dorsale allongée et recourbée en arrière et une frontale dirigée en avant et naissant de l’espace interoculaire. Elle a des yeux d'assez grande taille portés sur de courts pédoncules, entre lesquels est un œil impair semblable à celui des Entomostracés. Les membres dépendant du céphalo-thorax sont au nombre de 7 ; ils sont dépourvus d'exopodes et représentent les antennules, les antennes, les mandibules, les mâchoires et les deux premiers maxillipèdes. Les antennules et antennes sont courtes et d’abord dépourvues de

fouets qui, du reste, se développent de très bonne heure. Pas de palpe aux mandibules. Les mâchoires lobées fonctionnent déjà ; enfin les deux maxillipèdes sont biramés et servent à la natation.

Les branchies font encore défaut. Le cœur, situé sous

1 Balfour. Traité d'embryologie, t. 1. — Spence Bâte. On lhe development of Decapod Crustacea. Phil. Trans,, 1858.

DÉCAPODES BRACHYÜRES. — LE C R A 13 E

l’épine dorsale, est percé d’une ou de deux paires d’orifices veineux seulement ; il en part une aorte antérieure, une aorte postérieure et une aorte dorsale. Quant à l’abdomen, qui se recourbe très sensiblement sous le thorax, il est

A, zoo nouvellement éclose. — B, zoo plus avancée. — C et D, mégalopc vue de

dos et de profil.

divisé en six anneaux dépourvus d’appendices ; toutefois le telson n’est pas encore séparé du 0e somite qui se termine en fourche.

Pendant le stade de zoé, la larve s’accroît et subit des changements : formation des exopodes des sept premiers membres, apparition du 3e maxillipède comme un appendice birainé, formation des cinq péreiopodes dépourvus

d’exopodes, développement des branchies et des pattes abdominales.

Après avoir mué et sans passer par un stade scliizopode, par suite d'une abréviation de développement, la zoé se change en mégalope qui peut être considérée comme un Brachyure ayant un abdomen encore développé et une nageoire caudale.

La mégalope présente : 1° la réduction des deux maxillipèdes antérieurs qui, cessant de fonctionner comme pattes natatoires, prennent la forme adulte ; 2° le développement fonctionnel des cinq péreiopodes ; 3° la réduction du telson bifurqué à une plaque natatoire ovale ; 4° l’accroissement des pattes abdominales qui deviennent de larges plaques natatoires.

Pendant le stade mégalope, les épines zoéennes peuvent être plus développées encore (Carcinus), plus réduites ou tomber complètement (Portunus).

Le passage de la mégalope à l’adulte s’opère graduellement et après une série de mues.

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