‹ Zoologie descriptive; anatomie--histologie et dissection des formes typiques d'invert©♭br©♭sChapitre 55 sur 168 · I Y M E X O P T EUES · texte numérisé non relu

I Y M E X O P T EUES

LA F ÜV 11 MI

aident la petite larve qui en sort à se débarrasser de ses enveloppes, et la nourrissent, par dégorgement devant la bouche, jusqu’à l’époque de la nymphose. Pendant la période larvaire, la larve (fig. 455) passe, sans modification essentielle dans sa constitution anatomique, du

glande, scricig. -

astoma/u.

(ùit.rrwy.)

wL.posU

.1 limite, du.

corselets

pétioles lxm..abdjOTit.

de. V imago

trach. long.

lO^et derrt.

stigmates

Fig. 455.

Larve de trois jours.

mandib __

maecillcs -

IcdbiurrC

-cervcaxLs

lim. de.

l'anneau, labial.

t nt. cuits.

j. prothoraecs

2 mcsotAoraæs

3 mctaihorcuxs

volume qu’elle avait dans l'œuf au volume maximum que l’animal doit atteindre.

A la suite d’un groupe d’anneaux, peu distincts, qui forment la tête, le corps de la larve présente 13 anneaux postcéphaliques. L’animal possède deux petites mandibules, et, sur son labium, on voit déboucher le canal de la glande séricigène. Dix anneaux consécutifs, dont le premier est le mésothorax, portent, chacun, une paire de stigmates. Le tube digestif antérieur et l'estomac qui sont

déjà en communication au moment de l'éclosion, sont bien visibles par transparence. Ce dernier forme une sorte de poche dans laquelle les résidus de la digestion s’accumulent en une masse noirâtre.

Le tube digestif postérieur forme un cul-de-sac soudé sur le fond de l’estomac, en un point qui se perforera plus tard pour le rejet des excréments, rejet qui sera le dernier acte de la vie larvaire.

Le cerveau et la masse sous-œsophagienne, tous deux volumineux, sont suivis des ganglions, nettement délimités, des 10 premiers anneaux postcéplialiques. Quant aux trois derniers ganglions, ils sont déjà réunis en une

seule masse.

La larve de la Myrmica ne tisse pas de cocon. Dès qu’elle a rejeté le sac chitineux contenant les aliments de la vie larvaire elle cesse de prendre de la nourriture. C’est alors que commencent les phénomènes de la nymphose qui se traduisent au dehors par une réduction considérable des dimensions transversales de certaines parties du corps. A la suite d’un état de pronymphe , l’animal passe à l’état de nymphe , pourvu de tous les appendices qu’il doit posséder. Enfin, entourée de quelques compagnes qui lui viennent en aide, la Fourmi rejette les exuvies qui l’ont abritée pendant les dernières phases de sa métamorphose; elle apparaît avec sa forme définitive d’imago, et elle commence aussitôt à prendre part à la vie active de la colonie.

Méthodes employées pour l’étude de la Myrmica. — Une dissection précise des organes d’un animal aussi petit que la Myrmica rubra est chose à peu près impossible. On peut cependant, en faisant sous la loupe,

dans l'eau, des dissociations très soignées, isoler, entiers et intacts, un bon nombre d’organes.

Mais ce n’est que par la méthode des coupes que l’on peut obtenir des données précises sur la structure et une vue d’ensemble sur les rapports des organes.

Les préparations qui ont ser\Ti à la description qui précède ont été faites de la façon suivante. Les individus à

étudier ont été fixés peu de temps après leur éclosion, afin que leurs téguments ne soient pas trop durcis. La fixation a été faite simplement par immersion des animaux vivants dans de l’eau légèrement alcoolisée, portée à une température de 75°, puis par le passage dans des alcools de plus en plus forts, jusqu’à l’alcool absolu. L’inclusion a été faite dans la parafline par les méthodes ordinaires, mais le séjour dans la paraffine fondue et maintenue à une température de oo° a toujours été d’environ quarantehuit heures, à cause de la résistance que la chitine présente à la pénétration1. Les coupes ont été collées avec l’albumine glycérinée de Meyer, colorées à l’hématoxyline, débarrassées de l'excès de matière colorante par de l’alcool à 70° contenant quelques gouttes d’acide chlorhydrique et montées dans le Baume du Canada.

Pour les études histologiques, les préparations ont été fixées dans l’acide osmique à 1 p. 100, lavées, puis colorées au picrocarminate d’ammoniaque.

1 Je recommande pour maintenir la paraffine à une température constante le régulateur qui est décrit dans les Mémoires de la Société Zoologique de France, tome XVIII, page 83, et qui est tellement simple qu’on peut aisément le construire soi-même en quelques instants.

MOLLUSQUES

Les Mollusques comprennent les animaux à téguments mous, inarticulés et symétriques , au moins dans les premières phases larvaires , protégés d' ordinaire par une coquille, formée d'un oit de plusieurs segments. Cette coquille toujours représentée à l'état larvaire , est sécrétée par le manteau, repli des téguments qui enveloppe presque entièrement l'animal .

Les Mollusques sont en outre caractérisés par un système nerveux comprenant au moins deux colliers périintestinaux : 1° un collier formé par les ganglions cérébroides unis aux centres pédieux; 2° un second collier constitué par les ganglions cérébroïdes unis aux centres viscéraux.

Les Mollusques comprennent comme divisions principales :

1 0 Les Céphalopodes;

2° Les Acéphales ;

3° Les Gastéropodes ;

4° Les Amphineures de récente formation.

L'étude des Amphineures , au lieu de venir immédiatement après celle des Arthropodes , gagnerait certainement, en laissant de côté toute vue théorique , à être

présentée à côté de celle des Vermidiens ou des Vers. Cependant , comme les auteurs compétents rattachent nettement les Amphineures aux Mollusques , il nous a paru plus naturel de placer ces formes inférieures en tête du groupe des Mollusques , avant les Gastéropodes dont ils se rapprochent le plus.

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