ZOOLOGIE D E S G H 1 1* T [ V E
Corps, sous les libres circulaires internes. De même, les diagonales externes du côté gauche deviennent, de la même façon, les diagonales internes du côté droit. Cette
Fig. 25 i.
Schéma de la disposition des fibres diagonales et des libres circulaires, vues en coupe horizontale (d’après Lang).
AH, ligne médiane du corps. — m. cire., fibres musculaires circulaires. m. d ., fibres musculaires diagonales.
disposition est représentée d’une manière schématique dans la ligure 254 ;
6° Une couche épaisse de fibres longitudinales internes (fig. 252 et 253, m. I. i.) disposées en faisceaux.
Mésenchyme. — En dedans de l’enveloppe musculo-cutanée, se trouve un mésenchyme (fig. 252, M.) qui remplit tous les espaces compris entre les divers organes.
C’est un réticulum irrégulier, dans lequel on observe de nombreuses vacuoles de dimensions variables. Ce réseau est constitué par une substance protoplasmique, délicate,
P 0 L Y C L A D E S . — TRÉMELLAIRE
finement ponctuée, qui se colore très faiblement par les réactifs colorants et qui renferme de nombreux noyaux (fig. 252, n. M.).
Le mésenchyme est traversé par des muscles dorso-ventraux (fig. 252, f. d. v.) dont les extrémités bifurquées ou même fasciculées s'insèrent sur l’enveloppe musculaire cutanée dorsale et, d’autre part, sur l’enveloppe musculaire ventrale.
Organe adhésif. — Un organe adhésif se trouve sur la ligne médiane ventrale du corps, immédiatement en avant de l’orifice génital femelle (fig. 255 et 266, o. adh.). Il consiste en une invagination profonde de la peau qui présente la structure des ventouses des Polyclades cotylés. Sa membrane basale est très mince. Les muscles longitudinaux internes de la musculature cutanée ventrale s’insèrent au fond de la fossette, de la même manière que dans la ventouse des cotylés et semblent agir comme des rétracteurs de l’organe.
Cet organe adhésif de la Trémellaire ne peut pas être considéré comme homologue de la ventouse proprement dite des cotylés, car cette dernière est toujours située en arrière de l’orifice génital femelle.
C’est sans doute grâce à cet organe que la Leptoplana tremellaris peut adhérer assez fortement aux corps sur lesquels elle se pose, comme nous l’avons indiqué plus haut.
A cause de sa position entre les deux ouvertures génitales, Lang croit avec vraisemblance que l’organe adhésif doit aussi assurer l’adhésion des deux individus qui s’accouplent et servir encore peut-être au moment de la ponte.