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parties, une ventrale et une dorsale, par le pharynx (fig. 255, Pli.),
Elle résulte d'une invagination de l’ectoderme. Aussi trouve-t-on, dans les coupes faites au niveau de la bouche, un passage insensible entre la forme des cellules épithéliales de la face ventrale du corps et celles de la gaine.
Les cellules de la gaine forment, en certains points, des papilles. De nombreuses fibres musculaires se trouvent sous cet épithélium.
La paroi dorsale de la gaine pharyngienne, qui sépare la gaine de l’intestin principal, est désignée par Lang sous le nom de diaphragme (fig. 255, D.). Elle est percée à peu près en son milieu d'une ouverture (fig. 255, h) ou bouche intestinale qui est antérieure par rapport à la bouche externe (fig. 255, B.).
Le pharynx est plissé, en forme de jabot de chemisette. Lorsqu’il fait saillie au dehors, par l’orificc buccal, il présente l’aspect d’un entonnoir large et peu profond, à bords très évasés, fortement plissés et mobiles. Son axe croise le plan horizontal du corps assez obliquement d'avant et en haut vers l’arrière et en bas.
Il est constitué par un pli circulaire s’élevant de la paroi de la gaine pharyngienne (fig. 255, Pli.) et faisant saillie dans cette gaine.
Le meilleur moyen de se faire une idée exacte des connexions qui existent entre le pharynx et sa gaine, c’est de suivre le mode de développement de ces organes.
Au point où le pharynx va se former, l’ectoderme et l'endoderme sont presque en contact (fig. 256, A). Une invagination de l’ectoderme forme la première ébauche de la gaine pharyngienne, tandis qu’une condensatien circulaire
Fig. 256.
Développement schématique du pharynx et de sa gaine
(^d’après Lang).
ec., ectoderme. — en., endoderme. — m., mésoderme. — ph., pharynx.
— g. ph ., gaine pharyngienne. — B ., bouche externe. — b., bouche intestinale.
du mésoderme, première ébauche du pharynx, se constitue autour de l’invagination (fig. 256, B).
POLYCLADES. — TRÉMELLAIRE 553
Au stade suivant (fîg. 256, G), l’invagination se perfore, de sorte que sa lumière se continue avec celle de l'intestin principal. Dès lors la bouche intestinale est constituée.
Enfin les figures 256, D, E et F montrent les modifications de la gaine pharyngienne ectodermique, primitivement en forme de tube, dont l’épithélium entoure progressivement la masse mésodermique pharyngienne circulaire, tandis que celle-ci fait de plus en plus saillie dans la cavité de la gaine.
Le pharynx nous apparaît, dans la ligure 256, F, comme un bourgeon circulaire du mésoderme revêtu d’un épithélium ectodermique sur toute sa surface, sauf sur la ligne d'attache de ce bourgeon à la paroi de la gaine, ligne suivant laquelle le mésoderme du pharynx est en rapport avec le mésoderme mésenchymateux du corps.
Dans toutes ces phases du développement, la limite entre les cellules ectodermiques et les cellules endodermiques est toujours très tranchée.
Le pharynx est un organe essentiellement musculeux. Ses parois, revêtues extérieurement et intérieurement par une couche épithéliale, sont constituées par du tissu mésenchymateux dans lequel se trouvent plusieurs couches de fibres musculaires circulaires, des muscles longitudinaux et des conduits excréteurs de glandes pharyngiennes ou salivaires.
Ces glandes salivaires sont de grosses cellules piriformes contenant des concrétions qui se colorent fortement. Elles sont plongées dans le mésenchyme.
L 'estomac ou intestin principal (flg. 255, /., fig. 258, /. et fig. 262, 1.p.) est situé au-dessus de la gaine pharyngienne. En avant il s'étend d’une façon assez notable au delà de
celle-ci, tandis qu’en arrière il ne la dépasse que très peu.
Sa section transversale, à lumière assez étroite, est semicirculaire, la paroi dorsale étant convexe et la paroi ventrale concave.
La portion de l’intestin principal qui se trouve en avant de la gaine pharyngienne présente une section transversale à peu près circulaire.
La paroi de l’intestin principal est formée par un épithélium cilié dans lequel on observe de nombreuses cellules sécrétantes à concrétions se colorant fortement par le carmin et fhématoxyline.
Ces cellules glandulaires sont particulièrement abondantes sur la paroi dorsale.
En avant, l’intestin principal se continue en une branche intestinale médiane antérieure (fig. 255. /. a. et fîg. 258, /. a.) qui s’étend jusqu’à l’extrémité antérieure du corps, en passant au-dessus du cerveau.
Latéralement il donne naissance, aussi bien dans la partie qui se trouve au-dessus de la gaine pharyngienne que dans celle qui se trouve en avant de celle-ci, à dix ou onze paires de branches intestinales latérales (fig. 258, br. L) dont la plus postérieure (fig. 258, br. I. jo.), qui se dirige en arrière de chaque côté de l’organe copulateur, est la plus développée.
Les racines de ces branches intestinales latérales et de
--> Tb.
Fig. 257.
Coupe transversale d’une racine de branche intestinale.
n . , noyaux .