C L A T II R I N E
cavité gastrale (fig. 42, B, sph.). Cette structure n’est d’ailleurs pas constante.
Dans les échantillons de la forme B (fig. 37), on trouve constamment, au lieu du sphincter, une membrane cribri forme , ou plutôt un réseau cellulaire à mailles plus ou moins égales, qui s’étend horizontalement à travers la cavité gastrale (fig. 42, A, m. c.).
Chez la forme A, enfin, on trouve une condition bien remarquable. Le rebord osculaire est relativement long, sans sphincter ou membrane cribriforme ; mais toute la cavité gastrale non seulement dans le tube osculaire, mais aussi partout dans le système tubaire, est traversée par un réseau semblable à celui qui compose la membrane cribriforme et est formé par les mêmes éléments, un réseau endogastral , qui s’étend dans toutes les directions à l’intérieur des tubes (fig. 42, C, r.).
Le sphincter et la membrane cribriforme, quoique d’apparence très différente, sont en réalité la même chose. On trouve souvent des transitions entre les deux, c’est-à-dire une membrane avec un grand trou central, ou un sphincter avec des perforations.
On verra plus tard qu’ils sont composés des mêmes éléments histologiques.
Le sphincter se ferme par contraction comme un iris, et la membrane cribriforme par la disparition de chaque trou ou maille du réseau. Dans l’état contracté on ne peut plus les distinguer, car ils se présentent alors sous la forme d’une cloison qui ferme complètement l’orifice osculaire.
Le réseau endogastral peut être considéré comme une membrane cribriforme très développée, qui traverse toute la cavité gastrale; ou bien, en se plaçant à un point de vue inverse, on peut regarder la membrane cribriforme comme un réseau endogastral restreint au rebord osculaire et qui ne s’étend que dans le
plan horizontal. Ce réseau exerce probablement une fonction de soutien aussi bien que de contractilité, et aide à rendre plus dures et résistantes encore les colonies incrustantes1.
2° Structure intime de la paroi. — Pour étudier l'histologie, il vaut mieux commencer par l’examen de la paroi près du rebord osculaire. Une préparation de cette région, vue par la face interne (fig. 43), montre, d’un coup d’œil, toute la structure de l'éponge.
On voit d’abord l’épithélium gastral formé de petites cellules à contours polygonaux, tapissant la cavité interne de l’éponge et interrompue seulement par les pores (fig. 43, ep. g.). Les cellules cylindriques qui composent cet épithélium contiennent chacune un noyau qui se colore très vivement, et portent à l’extrémité libre un flagellum entouré par une membrane protoplasmique, d’où leur nom de cellules à collerettes ou choanocytes.
Chaque pore est une perforation à travers une grande cellule très granuleuse, le porocyte, qui détermine un tube court traversant la paroi du corps.
Vers l’extérieur, une membrane très mince, située au niveau de l’épithélium dermal, s’étend à travers l’entrée du pore. Dans cette membrane se trouve une perforation, X orifice dermal du pore (or. d.), souvent fermée par la contraction de la membrane. Vers l’intérieur, le pore débouche par une ouverture assez grande, située au niveau de l’épithélium gastral, et entourée par un bord
1 Pour la membrane cribriforme voir Minchin, Noie on a Sieve-like Membrane , etc. Quart. Journ. Micr. Science, n. s., XXXIII, 1892, p. 251. Pour le sphincter voir Minchin, Oscula and Anatomy , etc., t. c., p. 477. Pour le réseau endogastral voir figures chez Dendy, Monograph of Victorian Sponges, 1, Trans. Roy. Soc. Victoria, III, (1), 1891, pl. VIII, fig. 2.
cp.por