TRÉMATODES
LE DISTOME
entièrement formée de fibres élastiques très fines, s’entrecroisant en tous sens. Dans la région du cou, on aperçoit en outre, dans sa partie profonde, de nombreuses fibres musculaires circulaires, en général isolées et des cellules finement granuleuses allongées, parfois rubanées, surtout abondantes chez les jeunes individus; elles donnent naissance aux fibres musculaires ; plus elles s’allongent, plus leurs parois s’épaississent et le protoplasma se réduisant de plus en plus semble se condenser dans Taxe de la fibre produite. Dans cette région du cou, cette couche sous-cuticulaire est également traversée par de nombreuses fibres dorso-ventrales.
Dans la région du corps, toutes ces fibres musculaires font presque entièrement défaut.
Couches musculaires. — Dans le cou, on rencontre une zone peu épaisse de fibres circulaires, une zone de fibres longitudinales disposées en petits faisceaux, une couche de fibres diagonales et enfin une couche très puissante de gros faisceaux de fibres longitudinales (fig. 187).
Dans la région du corps, il n’existe plus que la couche interne de fibres longitudinales. Cette couche qui a pris un grand développement est formée de gros faisceaux séparés par une lame très mince de tissu conjonctif granuleux. Contre ces faisceaux on trouve, appliquées çà et là, de grosses cellules nerveuses bipolaires (fig. 188).
Couches cellulaires. — Dans la région du cou, on trouve deux couches cellulaires (fig. 187): une externe appliquée à la face interne de la couche de fibres diagonales et une interne séparant la couche des gros faisceaux longitudi-
naux du parenchyme du corps. Dans le corps proprement
Coupe longitudinale.
dit, il ne reste plus que cette couche cellulaire interne
TRÉMATODES. — LE DISTOME
(fig. 189). Ces couches cellulaires sont formées de grosses cellules ovoïdes disposées en plusieurs assises peu pressées les unes contre les autres et s’engageant entre les gros faisceaux musculaires longitudinaux.
Description des ventouses. — Les deux ventouses, organes essentiellement musculaires, sont des dépendances des téguments.
Ventouse orale. — D'une forme presque sphérique, elle
, fibres équatoriales
f mericLs internes
fibres radiaires
fibres méridiennes cuticule internes
fibres équatoriales' / esctei’nes - 1
f. équatoriales , internes
enveloppe
élastique.
fibres transverses
fibres
radiaires
Fig. 190.
La ventouse orale du Distomum clavatum.
a, coupc sagittale. — b. coupe transversale.
est traversée d’une cavité dont l'orifice externe fonctionne comme bouche et dont l'orifice interne communique avec le pharynx (fi g. 190).
Ventouse ventrale. — Très grosse, elle a la forme d’un hémisphère creux très irrégulier à pôle aplati. Son orifice présente une lèvre postérieure plus développée que la lèvre antérieure. La cavité est dirigée en arrière (fig. 191).
Préparation anatomique. — La forme extérieure se voit facilement par une simple dissection, mais la struc-
ture ne peut se reconnaître qu’au moyen de coupes longitudinales et transversales.
Histologie. — Les cavités des deux ventouses sont tapissées par une couche de cuticule, continuation de la cuticule des téguments. Toute leur masse est entourée,
«, coupe sagillalc. — /;, coupc transversale.
aussi bien sur les faces externes que sur les faces internes, dé deux couches continues de fibres élastiques, aplaties, rubanées, de direction méridienne dans la couche externe et de direction équatoriale dans la couche interne.
Les fibres musculaires radiaires forment la partie principale des ventouses. 11 s’y ajoute des faisceaux de fibres méridiennes, équatoriales et transverses, surtout bien développées dans la ventouse ventrale (fig. 190, 191).
Parenchyme. — Le parenchyme enveloppe étroitement les divers organes sans présenter de lacunes. Il est formé d’une substance conjonctive finement granuleuse présen-