‹ Zoologie descriptive, anatomiehistologie et dissection des formes typiques d'invertébrésChapitre 54 sur 89 · II · texte numérisé non relu

II

:i80 ZOOLOGIE DESCRIPTIVE

avoir fendu la paroi de la cavité viscérale, puis la membrane beaucoup plus mince qui enveloppe la cavité viscéropéricardique, on fait passer un courant d'eau parmi la masse des œufs, on enlève, sans rien déchirer tous ceux qui, libres, sont entassés dans la moitié gauche de la cavité génitale ; ce sont les œufs mûrs (fig. 599, ou.) qui

Œufs de Sèche à divers états de développement (d'après Ussow). Au milieu, en haut, deux cellules-œuf entourées d'un mince follicule cellulaire ; en dessous un follicule, en coupe, plus développé. A gauche vue d'ensemble d'un follicule, encore attaché à l'ovaire par un pédicule mince. A droite le même en coupe montrant les vaisseaux occupant les sillons.

n'ont plus aucune attache avec l'ovaire. On en voit même qui sont engagés dans l'oviducte.

Ceux qui sont restés attachés à l'ovaire sont recouverts d'une sorte de treillis régulier ; c'est le follicule ovulaire, parcouru par des vaisseaux (fig. 600). Il y en a de toutes tailles, depuis ceux que l'on distingue à peine à Tœil nu, jusqu'à ceux qui ont atteint la taille complète de 6 à 10 millimètres. Ces follicules sont attachés, innombrables, par un pédicule iiliforme à une sorte de colonne qui traverse de part en part (fig. 599, v. ov.), du plancher au plafond, comme une stalactite étalée à son pied, la cavité

DECAPODE. — LA SÈCHE 581

génitale ; de nombreux vaisseaux suivent la tige et pénètrent dans chaque pédicule, ovulaire.

L'ovule est d'abord une cellule amiboïde (fig. 600) qui s'entoure de quelques cellules conjonctives celles-ci, se multiplient rapidement et constituent bientôt un épithé-

Fig. 601.

Portion terminale de l'oviducte et glandes nidamentaires

supérieures de la Sèche femelle.

'A., anus. — 0/*.wr,, orifices urinaircs. — or.r/eii., orifice génital fcniellc. — gf., glande de l'oviducte. — oiy/., oviductc. — reet.^ rectum. — or. nid., orifices muUiplcs des glandes nidamentaires supérieures.

Hum (fig* 600) ; ce dernier proliférant plus vite que la cellule-œuf ne grossit, arrive à former des plis saillants intérieurement ; ils déterminent alors à la surface de l'ovule des rainures où sont logés les vaisseaux ; le vitellus est sécrété en abondance par Tépithélium folliculaire. A maturité celui-ci se rompt après avoir produit une coque transparente fort mince et percée d'un micropyle à son extrémité aiguë.

Page 1